‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 3 sur 32 · EXIL DE THÉMISTOCLE · texte numérisé non relu

EXIL DE THÉMISTOCLE

avait connu la trahison de Pausanias, Le général athénien se hâta de passer d'Àrgos chez Admète , roi des Molosses, Les choses allèrent plus loin : les Lacédémoniens demandèrent son extradition ; les Athéniens étaient résolus k lui faire subir un jugement; l'accusé, n’ayant sans doute pas jugé â propos de se justifier, ou se sentant coupable, s’enfuit de la Grèce, et se rendit auprès du roi de Perse, qui raccueillit favorablement, lui pardonna tout le mal qu’il en avait reçu, et le combla de bienfaits (471 av.

Les uns disent que, retiré dans les villes queXerxès lui avait accordées pour son entretien, Thémistocie passale reste de sa vie dans les richesses, l'indifférence et les jouissances. D'autres disent que le roi, ayant voulu le faire marcher contre la Grèce à la tête d’une puissante armée, le héros grec s’empoisonna pour échapper k une si cruelle nécessité.

Privée de deux, guerriers si remarquables , Pausanias et Thémistocle,ïa Grèce continua son œuvre de gloire sous le commandement d ? Aristide et de Cimon, fils de Miltiadc.

Ciraon avait quitté le Pirée, port d’Athènes, à la tète de deux cmfs trirèmes, et les Ioniens et les villes alliées lui en fournirent encore cenLÀ la tête de ees (rots cents bâtiments, il so rendit sur les côtes de TAsie-Mineure, qu’il parcourut. Toutes les villes originaires de la Grèce se déclarèrent aussitôt pour leur mère patrie; les villes qui avaient des populations indigènes et des garnisons perses furent emportées d’assaut.

GRÈCE

L'armée de terre et la Hotte marchaient parallèlement à peu de distance l'une de l'autre. La Hotte des Perses vint au devant de la Hotte grecque* leur infanterie et leur cavalerie au-devant des troupes de terre. Il y eut une double bataille : partout les Grecs furent vainqueurs (470 av, J.-C/), Ils couraient d T un triomphe à un triomphe nouveau, Diodore dit :

k Cimon s'acquit, par ses talents militaires et sa bravoure, une grande réputation, non-seulement parmi ses concitoyens, mais auprès de tous les Grecs. Il avait pris aux ennemis trois cent vingt trirèmes, quatre cents vaisseaux de transportât avait fait plus de vingt mille prisonniers, sans compter les sommes d'argent considérables qui étaient tombées entre ses mains, »

Athènes était toute-puissante; Athènes dirigeait toutes les forces de ia Grèce, et le succès répondait à toutes ses entreprises.

En ce temps-là Sparte fut affligée d'un tremblement de terre qui renversa presque toutes scs maisons, Vingt mille habitants et des richesses immenses furent ensevelis sous les décombres (400 ans av, J.-CO*

Sparte était orgueilleuse et dure, et ses malheurs réjouirent ceux qu'elle opprimait. Les Messémexs et les Hilotes, qu'on avait si souvent menés à l'ennemi avec des promesses illusoires de liberté, voulurent profiter de cette occasion pour secouer le joug et se rendre indépendants. Ils marchèrent contre leur injuste maîtresse dans F espoir de s'en

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