‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernesChapitre 13 sur 45 · ARABES. PHÉNICIENS · texte numérisé non relu

ARABES. PHÉNICIENS

En parlant des enfants de Jacob, nous avons dit quelques mots des Arabes; les uns comme les autres étaient pasteurs, vivaient plutôt sous les tentes que dans les villes, et ne se mêlaient pas sans repu* gminee aux autres nations. On aura remarqué combien Jéthro, beau-père de Moïse, était religieux, et combien les Hébreux et les Arabes étaient unis par des lions intimes. Au reste, leurs moeurs, leurs usages, leur genre de vie sont ies mêmes, et les Arabes ne m occuperont pas du va otage en ce moi ne ni. Pour les Phéniciens, nous serons également très bref.

Abraham, suivant la Bible, naquit en la terre d« Seimaar, dans lu Babylome. C'est de là qu'il partit pour se répandre , lui et sa race, dans la terre de Chanaan. II y a tout lieu de croire que les Phênïcesns , que je regarde comme la fraction la pim éclairée des Cananéens, étaient aussi partis des Lords de; l’Euphrate et du Tigre, jwuip venir habiter

TRAVAILLE CBS. ASSOCIATIONS.

et peupler les bords de la Méditerranée. Si les Babyloniens adoraient les astres, s'ils aimaient le luxe, s*ils furent habiles dans la science et dans les arts, les Phéniciens de même rendirent un cul Le à la nature. construisirent des villes remarquables et donnèrent au monde des inventeurs et des artisans très considérés.

Les Hébreux, quand ils voulaient construire de grands édifices, c’était à Tyr qu’ils demandaient des ouvriers; et s» la Bible nous parle souvent de l'habileté des travailleurs phéniciens, les historiens grecs rendent à ces travailleurs les mêmes hommages.

HérodotcmuisdiLquele temple de Vénus Uranie, à Ascalon, le plus ancien de ceux consacrés il cette déesse, ainsi que les temples de Cypre et de Cythëre, tiraient été bâtis par des Phéniciens. Il nous parle aussi d'un temple d*Hercule â Tyr, bâti par les ménies mains de temps immémorial. Les Phéniciens furent aussi les plus habiles constructeurs tlénavires et les premiers navigateurs. Us envoyèrent des colonies dans le monde entier, et partout ils répandirent leur art et leurs sublimes ni ou unie j Us, Nous croyons que la Phénicie fut le berceau des üssoctatiom d'ouvrim, q uc nous appelons compagxonnàge , i el nous accumulerons des preuves â ce sujet en temps I et lieu,

Les villes les plus remarquables de la Phénicie furent 1 yr et Si don. Il y eut une suile de rois dans | chacune d éliés. Les rois de Sidoii sont peu cûijmis; parmi ceux de Tyr on ne remarque guère | qu Hiram, l’ami de Salomon , et Pyginàlion, Iéirère

62 ' AilAUES, l'HÉMCIUNS.

et Je persécute ai 1 dé lu laineuse Didon, qui devait fonder la ville de Carthage. Je ne m'arrêterai pas aux souverains qui ont régné dans divers Etats de la Phénicie; on suit peu de chose de leur vie, et leurs actions ne sont pas assez grandes pour que les lecteurs puissent véritablement profiter il leur récit.

Dans le cours de cet ouvrage, en parlant des sciences, des arts, des métiers, des mœurs, des pratiques religieuses des différents peuples, afin de mieux juger du tout par comparaison, nous dirons certainement quelque chose des Phéniciens.

Nous avons laissé les Hébreux à la fin du règne des juges, nous retournons à eux. Après avoir traité de Samuel et des rois, nous passerons à un autre peuple, et là,remontantdansl’antiquité, nous parlerons des migrations qui, parties de divers pays, de l’Egypte entre autres, abordèrent sur les terres des Grecs et s’y établirent. La Grèce cl sa civilisation auront droit à tout notre intérêt.

HÉBREUX

(Suite).

§«muel.

Les Hébreux vivaient en guerre continuelle contre les Philistins et autres peuples. Iis étaient tantôt vaincus, tantôt vainqueurs; ils se livraient même entre eux de rudes combats : l'anarchie les dévorait. En ce temps (1139 av. J.-G.) naquit dans le pays Samuel, et Anne, sa mère, en exprima ainsi sa joie :

« Mon cœur a tressailli d'allégresse dans le Soi- « gneur, et mon Dieu a relevé ma gloire.... C'est le « Seigneur qui ôte et qui donne la vie; qui conduit « aux enfers et qui en retire. C'est le Seigneur qui « Fait le pauvre, et qui fait le riche; c'est lui qui « abaisse et qui élève. Il tire le pauvre de la pous- « sière, et l’indigent du fumier, pour les faire asseoir « entre les princes, et leur donner un trône de « gloire. »(Ia Bible.)

Ainsi, le pauvre et l'indigent ne forment pas une classe comparable à un troupeau; ils ne végéteront

héjikkux.

pas toujours; Î1 leur sera donné de s'élever et de devenir rois* si Bien le veut.

En i 119 avant notre ère, les Philistins tuent trente mille Israélites, et s'emparent de PÀrche sainte. Les deux fils d'Héli, grand-prêtre, périssent dans cette bataille ; Héli et sa belle-fille meurent de douleur. Cependant Dieu n abandonne pas son peuple, bagou, le dieu des Philistins, tombe le visage contré terre devant l'Arche du Seigneur; des maladies dan* gereuscs les assaillent, et ils s'empressent de rendre aux Israélites PArche sainte qui devait être fatale ü beaucoup d'entre eux ; plus de cinquante mille boni* mes d Israël périrent pour l'avoir seulement regardée.

Les Philistins opprimaient Israël; Samuel, qui succéda à Héli dans îa prêtrise, le dé!ivra.Peu après les Israélites demandèrent un roi; Samuel en fut chagrin; et Dîeiitui dit : « Ce n’est pas vous, c'est moi qu'ils rejettent, « (la Bible). Samuel dit aux Israélites de la part de Dieu ; « Voici quel sera le droit « du roi qui vous gouvernera : Il prendra vos enfants « pour conduire ses charriots; il en fera des gens de « cheval, et il les fera courir devant son char; il en « fera des officiel pour commander, les uns mille « hommes, et les autres cent; il prendra tes uns iï pour labourer ses champs r et pour recueilÜr scs « bleds, et les autres pour îui faire des armes et des « charriots.

« Il fera de vos filles des parfumeuses, des euisi* « ni ères et des boulangères, il pr ont Ira aussi ce qu'il « y aura de meilleur dans vos champs, dans vos vi-

CE QV.E C EST QU UN KOI.

ff gnesct dans vos [dans d'oliviers, et il le donnera « à ses serviteurs. ]] vous fera payer la (lime de vos « bleds et du revenu de vos vignes, pour avoir de « quoi donner h ses eunuques et k ses officiers,

« Il prendra vos serviteurs, vos servantes et les * jeunes gens les plus forts, avec vos ânes, et [es « fera travailler pour lui. Il prendra aussi la dîme « de vos troupeaux, et vous serez ses serviteurs. « V ous crierez alors contre votre roi que vous vous « serez élu, et Je Seigneur ne vous exaucera point,

I parte que c'est vous-même qui avez demande un fl roi. » (La Bible.)

Le peuple persista dans son désir d’avoir un roi ; il préférait sans doute le pouvoir royal au pouvoir sacerdotal, et Saül, fils de Cis, fut celui que Samuel leur choisit. Il lui versa deFftoilesur la tête, et. l’oifbiL II présenta Saül qu'il venait de sacrer au peuple assemblé, et le choix du grand-prêtre lut ratifié par le peuple et par le sort (1079 av. J.-C,),

Les combats contre les Philistins se renouvellent; mais les Israélites manquent d'armes; ilsne savaient pas les fabriquer. Les chances sont diverses, Saiïl déplaît a Samuel; celui-ci protège secrètement Je jeune David, qui va nous occuper.

Pnül ri BSitvlil.

David, 61s d'Isa!, de Bethléem, était berger;

II faisait paître les brebis de son père. De sa personne, a i( était roux, d’une mine avantageuse, et

HEUREUX

« il avait le visage fort beau* » (La Bible*) Samuel le sacre au milieu de ses frères, sans que le roi Saul put en être informé.

Bientôt David est appelé devant le roi pour y jouer de la harpe, car Dieu l'avait fait musicien et poète.

Il suivit Saul dans une expédition. Le Philistin Goliath, géant audacieux, vint insulter aux Israélites, et leur offrit le combat singulier. David répond au provocateur; il accepte le cartel* Les deux combattants entrent en lice (1073 av. L-C.).

« Goliath, dit la Bible, avait six coudées et um palme de haut, M avait en tête un casque d’airain, il était revêtu d’une cuirasse à écailles, quî pesait cinq mille sieles d’airain. Il avait sur les cuisses des cuissards d’airain, et un bouclier d airain lui couvrait les épaules*

« La hampe de sa lance était comme ces grands bois dont se servent les tisserands; et le fer de sa i ;iice pesait six cents sîcles de fer. »

David met sur sa tête un casque d’airain t endosse la cuirasse, attache l’épée à son eôté , et essaie de marcher. Il éprouve de la gêne, parce qu’il n’était point habitué à cette armure, aussi se hiYLe-l-U delà quitter*

« It prit le bâton qu’il avait toujours à la maifl t dit la Bible, il choisit dans le torrent cinq pierres très polies, et les mit dans sa panetière qu’il avait sur lui; et tenant k la main sa fronde, Il marcha contre le Philistin,

« Le Philistin s’avança «aussi, et s’approcha de David, et lorsqu’il l’eut aperçu, qu’il l’eut envisagé.

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