BEAUTÉS POÉTIQUES IV'HOMERE
a A ces mots la plus sombre douleur trouble les jeux d’Achille. U prend des deux mai us de la cendre noire et brûlante, et, la répandant sur sa tète, en souille son beau front et ses vêtements divins : étendu dans la poussière, il couvre de sa haute stature un long terrain ; il s arrache tes cheveux. Les captives que sa valeur et celle de h alrode avaient conquises, livrées aÏÏdésespoir, remplissent les airs de leurs cris se précipitent hors de la tente du neros, se frappent le sein, et tombent évanouies; tandis nu’Antilotjue versait un torrent de larmes, et tirant u uu coeur généreux de profonds soupirs, tenait les mains d Achiile, et craignait qu'il ne s'armât de son ter pour attenter a ses jours.
« Achille poussait des hurlements terribles. »
Sa mère accourut du fond des ondes, et cherchait illc consoler...
« Mourons, interrompit Achille, le cœur gonflé de douleur et de courroux, puisque j'ai laissé tuer mon ami sans le défendre. Il aexpiré loin de sa patrie, désirant 1 appui île mon bras. Et moi qui ne dois point revoir mon palais * je n'ai été d’aucun secours à Patrocle, ni à d'autres de mes compagnons tombés en foule sous les coups « Hector : je suis resté assis près de mes vaisseaux comme un poids inutile de la terre, tandis que ma valeur est telle que si d’autres l'emportent sur moi dans les conseils, nul d entre les Grecs ne m'égale aux combats* Ah ! périssent au sejouî îles dieux et des hommes la discorde et la colère, qui poussent les plus sages aux transports de la lureur, qui, plus douce que le miel, distille dans le cœur des hommes, mais bien toi s'y accroît et le trouble de sombres va peurs comme une noire fumée* J’en ai trop éprouvé l'empire depuis 1 imsuite d'Âgamem non, notre chef* Mais oublions le passe, quelque pénible que soit cet effort : contraint par la necessilé, sachons enfin dompter noire cœur* Oui , je cours chercher le cruel Hector, qui m'a ravi une tète si encre, et dès que les dieux l'ordonneront, je recevrai le trépas. »
Le corps de Patrocle est étendu devant le Dis do Pélée ; les Grecs l'entourent en gémissant :
« Achille commence le deuil, et posant ses mains guerrières sur le sein de son ami, il pousse des soupirs dou-