‹ Histoire des accouchements chez tous les peuplesChapitre 4 sur 94 · AU PROFESSEUR PAJOT · texte numérisé non relu

AU PROFESSEUR PAJOT

A vous, cher maître, nous dédions ces ouvrages.

Ils forment, vous le voyez, l’histoire anecdotique de l’art obstétrical, art dans lequel votre brillant et solide enseignement vous a placé, sans conteste, au premier rang.

Véritable Trublet médical, nous avons feuilleté les auteurs spéciaux, anciens et modernes et, avec eux, les littérateurs, les historiens grecs, latins, français, étrangers.

Encourrons-nous le reproche que La Bruyère adresse aux compilateurs? Avons-nous plutôt recueilli « beaucoup de choses que d’excellentes ? »

Nous voulons espérer que la quantité ne nuira pas à la qualité, d’autant plus que nous avons eu pour collaborateur, sans qu’il le sût, un homme dont la science éprouvée, dont l’esprit libéral et pratique nous a constamment inspiré.

C’est vous, cher maître.

Comme vous, nous pourchassons les préjugés; et vous savez si le nombre en est grand : si grand qu’il donnerait à penser, avec Benoît de Maillet, que le genre humain descend d’une huître.

Comme vous, nous nous permettons de plaisanter cette rage d’inventer un instrument nouveau, souvent pour la vaine satisfaction d’y attacher son nom ; nous avons pensé que devant une telle monomanie instrumentale, la meilleure critique était de reproduire tous ces engins dont Torquemada eût été jaloux.

Enfin, c’est votre méthode que nous avons suivie dans ces ouvrages, comme d’ailleurs dans tous nos livres de vulgarisation : instruire en amusant. Il y a là-dessus un vers d’Horace dont nous vous faisons grâce.

Page 1