DEDICACE
Ce n’est pas, il est vrai, le chemin qui conduit aux Académies; vous en savez quelque chose, cher maître, mais, que voulez-vous? il n’est pas donné à tout le monde d’être pédant et ennuyeux.
Nous serons donc heureux, qu’en accueillant cette dédicace, vous consentiez à recevoir le témoignage de reconnaissance et de sympathie que vous adresse votre ancien élève.
G.*J. Witkowski.
P. -S. — Au moment où ces lignes s’en vont chez l’imprimeur, nous apprenons que M. Pajot, près d’être atteint par la limite d’àge, a demandé sa mise à la retraite.
Cher maître, vous ne serez oublié par aucun de ceux qui pendant quarante ans ont suivi vos leçons et profité de vos conseils; tous vous garderont une admiration et une affection profondes. Ceux qui siègent à l’Académie, tandis que vous n’en êtes pas, finiront par se demander pourquoi.
Pourquoi? Bah 1 qui ne le sait?
Quels défauts, cher maître, que l’esprit et l'indépendance de caractère !
Non seulement on n’entre pas à l’Académie, mais on reste chevalier de la Légion d’honneur pendant 27 ans. Vous auriez pu, il est vrai, vous décorer des palmes violettes que le ministère de l’instruction publique dispense avec une si étonnante libéralité. Pourquoi pas du mérite agricole?
Après une carrière glorieuse comme la vôtre, que peuvent de telles injustices ? Diminuer ceux qui les commettent ou les laissent commettre, grandir celui qui en est l’objet.
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