‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 23 sur 81 · Lt cjicientes · texte numérisé non relu

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tem lapiJabaut:

(1) Saint Etieime vit des yeux du corps l'humanité

sainte du Sauveur; Dieu, par uu miracle, la lui ayant rendue visible dans un si prodigieux éloignement. Il est difficile de de'termincr ce qu'il vit , qui est appelé ici la gloiie de Dieu. Quoi que ce soit, il faut tenir, contre l'opinion de quelques-uns^ que ce n'e'tait pas l'essence divine en elle-même , puisque , bien des années après cette vision, l'apôtre saint Jean écrivait encore : Personne ri a jamais vu Dieu. Jean i , 18.

Il est dit dans plusieurs endroits de l'Ecriture que Jésus est assis à la droite de Dieu. C'est pour exprimer son égalité avec son père, et le repos éternel qui a succédé aux travaux de sa vie mortelle. Ici il parait debout pour secourir son champion et pour le couronner.

(2) Etait-ce la peine que Dieu avait décernée contre les blasphémateurs ? Il était ordonné que les témoins seraient les premiers qiu jetteraient la pierre. Deut. XVII, 7. Ils quittaient leurs habits pour avoir les bras plus Ubres.

Ils le lapidèrent , sans qu'U y eût un jugement prononcé. Ou a voulu dire que , n'ayant plus le droit de vie et de mort , ils étaient allés demander à Pilate son

DES APÔTRES. CHAPITllE A'II. 83

témoins mirent leurs vêtemens aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Tandis qu'ils lapidaient Etienne , il priait et disait : Seigneur Jésus, recevez mon esprit (i). S'étar.t mis ensuite à genoux, il cria à haute voix : Seigneur, ne leur imputez point ce péché (2). Après cette parole , il s'endormit au Seigneur. Des hommes craignant Dieu prirent soin d'ensevelir son corps , et firent ses funérailles avec un grand deuil (3).

consentement. Il semble qu'ils étaient ti'op furieux pour penser à se mettre en règle. C'était un de ces mouvemens tumultueux alors si fréquens chez les Juifs , que les magistrats romains ne pouvaient pas toujours prévenir ou arrêter.

(i) Jésus expirant adressa la même prière à son Père. La lui adressera lui-même, c'était confesser équivalemment sa divinité.

(2) Ou voit ici la différence du faux zèle que produit l'entêtement, et du véritable^ qui a la charité pour principe. Le premier massacre , et le second demande grâce pour ses meurtriers.

Le zèle est de toutes les vertus la plus noble et la plus exposée à l'illusion, comme les matières les plus précieuses sont les plus sujettes au mélange ou la contrefayon. Il faut l'avoir , et il faut s'en défier.

(3) Par ce grand deuil on n'entend pas seulement les larmes et les autres expressions de la douleur, il siguifîe encore les honneurs funèbres qui furent rendus à saint Etienne.

et testes deposueriint vestimenta sua , secus pedes adolescentis qui vocabatur Saulus. 58 Et lapidabantSlephanum iavncantem , et dicentem : Domine Jesu , suscipe spiritum menai 59.

Positis aulem genibiis , clamavit voce magna , dicens : Domine , ne statuas illii hoc peccatum. Et cum hoc dixiaset obdormivit in Domino.

C viir. j. 2.

Curavenint autem Stephanum viri timoiati , et fecerunt planctnm magnum super eum.

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