X -1 ^ 1 1 ne dubitatione
» maison , ou » il trouva beaucoup de per- ^g^j accersitus. sonnes qui s'y étaient rendues. Alors il leur interrogo eigo,
1 •' . qiiam ob caiisam
dit : Vous savez que c'est une chose abomi- accersisti» me?
nable pour un Juif d'avoir des liaisons avec
un étranger , ou même de l'aborder. Mais
Dieu m'a fait voir qu'on ne doit traiter aucun
homme de profane ou d'immonde (2). C'est
pourquoi , dès qu'on m'a appelé , je suis venu
sans hésiter. Je vous demande donc pour quel
sujet vous m'avez fait venir.
« Ceux qui l'étaient venus chercher à Joppé . 3o. Et Come-
... . , . , . . lins ait : A nu—
» ne le lui avaient pas laisse ignorer; mais diusquarta die )) il convenait qu il l'entendît de la propre "'^"^ ""* ^^°*^
i -i^ » horam , orans e-
» bouche de » Corneille, « et c'est ce qui ramhoranonain » le lui fit demander. Celui-ci » répondit : ecce vir sietit
( I ) Ce ne fut point parceque Corneille le prenait pour ixn dieu que saint Pierre lui parla de la sorte. Corneille était déjà trop éclairé pour être capable d'une pareille erreur, lui qui n'avait pris que pour un simple envoyé de Dieu l'auge qui lui était apparu tout éclatant de lumière ; mais il regai'dait saint Pierre comme un homme extraordinaire, qu'il ne devait aborder qu'avec les témoignages du plus pi'ofond respect. C'est cet hommage qui^ quoique dû à la dignité de saint Pierre, est refusé par son humdité.
(2) Pierre avait déjà compris que tous les hommes étaient ligures par les animaux contenus dans la nappe , et que tout ce qui s'était passé depuis sa vision s'y rapportait j le reste ne tardera pas à être éclairci.
■nie me in veste candula , it ait : 3i Conieli , exaudita est oratio tua, et eleemosyiiae tiiaecommeinuratse suut in conspectu Dei.
32 iVlUteergoin Joppen et ac— cci'si Simoiieiu, qui cogiiotniiia— tiir Pctriis : hic hospitatiiriu domo Simoiiis coriarii , juxta mare. 33. Confestim €rgo aaisi ad te :
et tu bene fecisti veniendo. M une ergo omncs nos in conspectu tuo adsucuus, audire omnia quaecuin— quetibi praecepta sunt à Duuiiuo.
34 Aperieus autem l'etrus os suum, dixit : la veritate comperi quia non est parsonarum ;icceptorDeiis:35 Scd in omni g(nite , qui tiraet euni , et opfratur justitidoi , acceptus est illi.
A rhpiire qu'il est , il y a quatre jours, j'étais en prières dans ma maison à la neuvième heure, lorsqu'un homme (1) vêtu d'une robe éclatante parut tout-à-coup devant moi, et dit : Corneille, votre prière a été exaucée , et Dieu s'est souvenu de vos aumônes (2). Envoyez donc à Joppé, et faites venir Simon surnommé Pierre. Il demeure chez Simon, corroyeur, proche de la mer. C'est pourquoi j'ai envoyé vers vous aussitôt; et vous, en venant, vous avez fait une bonne action. Nous voilà donc tous à présent devant vous, pour entendre tout ce que le Seigneur vous a ordonné de nous dire. Alors Pierre prenant la parole : En vérité, dit-il, je vois bien que Dieu ne fait point acception des personnes ; mais qu'en quelque nation que ce soit, celui qui le craint et qui fait des œuvres de justice lui est agréable.
« Ceux que l'on avouait être agréables à » Dieu ne pouvaient plus être réputés indignes » de connaître Jésus-Christ. Il va donc leur
(i) Un homme, c'est-à-dire l'ange qui lui avait apparu sous une figure humaine ; car ce n'était pas une vision intellectuelle , mais une apparition sensible et corporelle.
(2) Toutes les fois qu'il est dit que son oraison a été exaucée, ses aumônes sont mentionnées. C'est pour nous apprendre que c'était principalement de ses aumônes que son oraison tirait son eflicace. Quiconque unit ces deux moyens a trouvé le secret infaillible de toucher le cœur de Dieu.
)) être annoncé ; et le mur qiii divisait les » deux peuples ne subsistera plus. » Dieu, » continue Pierre, » a envoyé sa parole aux enfans d'Israël , annonçant la paix par Jésus- Christ. C'est lui qui est le Seigneur de tous. Vous n'ignorez pas ce qui est arrivé dans toute la Judée, en commençant par la Galilée ; après le baptême que Jean a prêché, comment Dieu a donné l'onction de l'Esprit saint et de sa vertu à Jésus de Nazareth, qui, partout où il a passé , a fait du bien , et a guéri ceux qui étaient sous la puissance du démon, parceque Dieu était avec lui (i). Et nous sommes témoins de toutes les choses qu'il a faites dans la Judée et dans Jérusalem , « ce Jésus )) qu'ils ont mis à mort en le crucifiant. Mais Dieu l'a ressuscité le troisième jour ; et il a voulu qu'il se fît voir, non à tout le peuple (2),
(1) Dieu était avec lui dans le sens qii'il lui était uni en unité de personne. On donne cette explication parceque Nestorius abusait de ce texte et de quelques autres semblables pour distinguer deux personnes en Jésus-Christ j la personne de Dieu qui était avec Jésus- Christ , et la personne de Jésus-Christ avec qui Dieu était. Il est vrai que l'union personnelle n'est pas exprimée en cet endroit^ mais elle n'y est pas contredite, et cela suffit pour que les textes qui l'expriment conservent toute leur force.
Tel dogme catholique est le résultat de plusieurs textes réunis. Qui les sépare n'a qu'une partie de la vérité ; et s'il nie le surplus , il est entièrement dans l'ei'reur.
(2) Pourquoi pas à tout le peuple? demandent ici les incrédules. Dieu ayait ses raisons. Mais , Jésus -Christ
36. Vcrbutn œisit Oeus filiis Israël annun— liaus pacem per Jesiim Clirislum.
( hic est omnium DominusISj. Vos se tis qiiod fac— tiim est verbum per universam Jiidxatn : inci— pietis enim a Galilaea , post baptismiiinqiiodprœ- Hicavit Joannes, 38. Jesiim a Nazareth; qiiomodo unsit eum Ueus Spiritii saucto , et virtiite , qui perstransiit be— nefaciendo et sanando oinnes oppresses à diabolo, qnoniamDeus erat cirm iilo. 3g.
Et nos testes su— mus omnium quse fecit in reijione Judœorum, et Jérusalem , qnem occiderunt sus— pendentes in ligne. 4*^- Hune l)eus suscitavit tertia die , et dedit eura manifes-.
tiim fieri , ^i.
Non omni populo , sed testibus praeordinatis a Deo : nobis . qui mandueavimnset bibimuscumillo, poslquam resurrexit à morluis.
42 El prœcepit nobis praedicare populo , et testificari quia ipse est qui constiiu-
tnsesf à Deo jn- mais à ceux que Dieu avait destinés pour en
dex vivorum et a. i . ' • \ • > ,
mortiiorum. 43. <^tre Ics tcmoins, a nous qui avons mange et Huic omnes pio- jjy ^ygc lui dcDuis qu'il cst ressuscité d'entre
phetae t<"slinio- , ^ ^ t -,
niumperh.bent, Ics Hiorls. Il nous a Commande de prêcher
pTccltruracci. ^» F"ple et d'attcster que c'est lui qui a
pere pcr nomen été établi de Dieu le juge des vivans et des
credunt iti eum. morts (i), Tous Ics prophètes lui rendent té-
eùt-il paru ressuscité aux yeux de tout le peuple, les incrédules comme eux n'auraient pas cru davantage. Lazare parut ressuscité aux yeux de toute la nation j et tout l'eflet que produisit l'évidence sur ces hommes pervers , ce fut de leur inspirer le dessein de le faire mourir une seconde fois. S'ils n' écoutent point IMoïse et les ■prophètes , ils ne croiront pas non plus , quand même quelqu'un des morts ressusciterait, Luc. xvi.
(i) Juge des vivans et des morts. La même expression se trouve dans le symbole. Le sens n'en est pas encore clairement déterminé. Par les vivans et les morts, les uns entendent les justes et les pécheurs. D'autres, qui expliquent les morts dans le sens littéral , entendent par les vivajis ceux qui, étant encore en vie lorsque Jésus- Christ viendra juger le monde , mouri'ont pour subir la loi commune, et ressusciteront aussitôt pour être . jugés. Une mort si courte les fait distinguer des autres moi'ts par le nom de vivans.
On ose hasarder une troisième explication. Elle est si simple , qu'elle pourrait bien être la véritable. On entend par les morts ceux qui sont déjà morts , et par les vivans ceux qui vivent aujourd'hui. Ainsi lorsqu'il est dit , Jésus-Christ viendra juger les vivans et les morts, cela signifie qu'il jugera ceux qui nous ont précédés au tombeau , et nous qui ne tarderons pas à les suivre , mais qui vivons encore sur la terre : ce qui veux dire en un mot que Jésus-Christ jugera tous les hommes qui auront jamais existé 3 car la proposition sera
raoignagc que ceux qui croient eu lui reçoivent par son nom la rémission des péchés (i).
Pierre parlait encore , lorsque le Saint- 44. Adhuc lo-
Esprit , (( dont l'action invisible s'était unie verba^ha?c ^cT-
» à sa parole , » descendit sur tous ceux qui <^"''* Spiritus
écoutaient ce discours (2). Les fidèles cir- omnesqui audie-
bautverbum. 45.
littéralement vraie jusqu'à la fin du monde , parcequc jusqu'à la fin du monde il y aura des hommes qui pourront dire en toute vérité : Jésus-Christ nous jugera, nous tous qui vivons aujourd'hui , et tous ceux qui sont morts avant nous. On a rlit qu€ l'on hasardait cette explication; cependant on lui trouve quelque fondement dans ces paroles de saint Paul, i Thess. iv. i5 et 16 : Ceux qui sont morts en Jésus-Christ ressusciteront les premiers ; ensuite nous qui sommes viuans , qui sommes laissés sur la terre , etc. Laissons les obscurités de ce passage pour ne nous arrêter qu'à ces mots : Ceux qui sont morts ressusciteront , ensuite nous qui sommes 7;iuans. On voit ici en propres termes la résurrection, et en conséquence le jugement des vivans et des morts. Les vivans sont évidemment ceux qui étaient en \ie lorsque l'apôtre écrivait son épître , c'est-à-dire qu'ils sont appelés vivans au sens que nous l'entendons dans cette explication , à laquelle on ne peut nier que ce texte de saint Paul ne donne de la vraisemblance.
(1) En même tems qu'il est déclaré juge, il est aussj déclaré sauveur , pour nous apprendre combien nous devons et l'aimer et le craindre.
(2) Ils aA'aient reçu la grâce sanctifiante avant qu'ils reçussent le baptême , comme il arrive toutes les fois que la disposition que l'on apporte à .ce sacrement est perfectionnée par la charité. Il en est de même de la disposition au sacrement de pénitence. Ils avaient même reçu l'effet de la confirmation avec les dons miraculeux et sensibles qui l'accompagnaient dans ces premiers tems.
Et obstiipuenint ex circiitncisione lîdries . qii vénérant cnm Petro : quia ft in liationes gratia Spiritiis sancti effiisaest, 46 Audiebant enim iilosloqiientes linguis , et magnificantes Deum.