‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 33 sur 81 · Pervenit aiitcrn sermo ad · texte numérisé non relu

Pervenit aiitcrn sermo ad

n'annonçaient la parole qu'aux seuls Juifs, cum iniroîssent

■jVT ' • 1 i> . » .T Antiooliiam , lo-

:|Neanmoins quelques-uns d entr eux , natiis q„ebantur et ad de Chypre et de Gyrène , annoncèrent aussi Gnœcos annun-

•' ^ . , . tiautcs Domi-

îiux Grecs (i) le Seigneur Jésus. La main num Jesmn. 21.

de • '1. 'l 1. 1 tt erat maïuis

u seigneur était avec eux ; et un grand nom- oomini cum eis

bre de personnes crurent et se convertirent iwitusquenume-

. '- rtis credentium

au Seigneur. com-eisns t-st ad

« L'entreprise aurait été assez justifiée par » le succès , supposé qu'elle ne l'eût pas été » déjà par la conversion de Corneille. jSIais » depuis cet événement, la vocation des gen- « tils ii'élait plus un problème. C'est pour- » quoi » l'église de Jérusalem, informée de âmes ecciesiœ,

, , .'' , ,-, 1 ' • qiia; erat Jeroso-

ce qui s était passe, envoya Jjarnabe jus- jymis, super isqu'à Antioche , ce pour approuver l'œuvre *'* • ^\ misemnt

T ' i 1 i barna[>am usque

» commencée, et, s'il en était besoin, pour ad Antiochiaru. » qu'il y mît la dernière main.

(( Le bien était fait ; il ne restait plus qu'à » le conserver et à l'accroître. )) Barnabe ^^ 9"' ^^'^^

pervenissct, et

étant arrivé , et voyant ce qu'opérait la grâce vidisset gratiam

1 r\- M r 1- • 1. i 1 Dei, gavisiis est ;

de Dieu , il en tut ravi ; £t , a ne trouvant et ijortabatur

(1) Aux Grecs, c'est-à-dire aux gentils, et non aux Juifs iie's parini les Grecs, comme il paraît par Topposition que met ici le texte entre ces Grecs et les Juifs. Ces nouveaux T)rédicateurs e'taient-ils alors informés cle la coiivcrsioji de Corneille , ou ne faisaient-ils que suivre le mouvement du Saint-Esprit , qui les poussait intérieurement à continuer l'ouvrage qu'il avait commencé à Césarée ? c'est ce que l'on ignore , et ce qu'il importe assez peu de savoir. Ce qui paraît plus qu6 probable, c'est que ce ne fut qu'après la conversion de Corneille qu'ils conjmencèient à annoncer l'Evangil^ jiux gentils.

omnes in propofiito cordis per— nianerc in Domino :

24 Quia erat virlioiius, et |jlenus S|)i«-iiu sanctOj et fille.

Et apposita est TOulla lurba Dumiiio.

sS. Profectus esi autem Barnabas Tarscini , ut cjiia;reret S;iu- Jum : quem ciim invenisset, perduxit Antiochiam. 26. Etanniim totum conversât! siint ibi in Ecclcsia : et (locnerunt t urbain mnltam , ita iiL cogiiominarentur piiauim Antiochiœ diicipuli Chnstiâui.

T26 niSTOIRE DES ACTES

)) rien de plus à faire , » il les exhortait à persévérer clans le « service du » Seigneur, auquel ils s'étaient attachés de tout leur cœur. Car c'était un homme vertueux , rempli du Saint-Esprit et de foi. a Sa prédication, sou- » tenue de la sainteté de sa vie , produi- » sit les fruits qu'on devait en attendre. » Une grande multitude se donna « encore » au Seigneur.

« Une moisson si abondante demandait de » nouveaux ouvriers ; et les prémices de la » gentilité semblaient appeler celui que Dieu » avait destiné pour la recueillir de toutes )) les parties de la terre. Soit que Barnc^bé » le jugeât ainsi , ou que Dieu le lui eût y> révélé , » il alla à Tarse pour chercher Saul ; et , l'ayant trouvé , il l'emmena à Antioche. Ils vécurent ensemble une année entière dans cette église , et instruisirent beaucoup de monde; en sorte que ce fut à Antioche que les disciples commencèrent à porter le nom de Chrétiens (i).

(i) Ce nom est resté. Les vertus qu'il exprime se trouvent encore dans quelques-uus de ceux qui le portent ; dans la plupart il ne fait que rendre plus sensible et plus criminel le contraste de leurs vices avec ces vertus.

Julien l'Apostat rendit une ordonnance par laquelle il supprimait le nom de chrétiens , qu'il changeait en celui de Galiléens. Il craignait ce nom, dit un saint père , comme les démons le craignent. Quoi qu'il en soit , on peut dire qu'en cela il manquait de sens : les

« Attirés par le bruit de ce succès dont » ils voulurent être les témoins , et peut- » être les coopérateurs , )^ des prophètes vinrent en ce tems-là de Jérusalem à Antioche. L'un d'eux, nommé Agabus, étant inspiré, prédit qu'il y aurait une grande famine dans tout l'univers, laquelle arriva sous l'empire de Claude. Sur quoi les disciples résolurent d'en^ voyer , chacun splon ses moyens , de quoi secourir les frères qui demeuraient en Judée (i) : ce qu'ils exécutèrent, envoyant aux anciens par les mains de Barnabe et de Saul.

choses peuvent ])ien dépendre des princes , mais les noms n'en dépendent pas.

(i) Deux raisons d'un plus grand besoin pour les fidèles de la Judée : 1° Ils s'étaient dépouillés de tous leurs biens , ce (jue n'avaient pas fait les gentils devenus fidèles. 2" Les gentils convertis n'étaient pas encore persécutés par les gentils idolâtres , et les Juifs convertis l'étaient par les Juifs incrédules.

Puisque la famine devait être universelle , TaA'arice aurait dit : Pensons à nous , et ne nous laissons pas mourir de faim pour nourrir des étrangers. La charité dit au contraire : Courons le risque de manquer , plutôt que de laisser manquer nos frères.

27. In lus autena dit-lms siiperveneriuit ab Jprosolymis prophète Auliochiam. 28. Et siirgens un us ex eis, nonaine Agabus, significabat perSpintum, fameai magnam fut'Jiarn in univer- 60 orbe terraru an , qnae facta est si'.I) Claudio.

29. Discipnli autein , piout qnis habebat, proposueruntsinguli in ministeriuai mittere habilantibusin Judœa fratribus : 3o. Quod et fecerunt, mittentes ad seniores per mauns BarnabœetSaulj.

l3o HISTOIRE DES ACTES

Page 1