Conside- chez Marie mère de Jean, surnommé Marc
ranstiue venit ad ^^ „i • i i ' ', • .
domiim Mariœ ^" puisicurs pcrsonucs assembices étaient en
matiis Joauuis, prières. Gîmrae il frappait à la porte, une
qui cognomina- ^ /•!-»! i ' • ' 4
tus est Mardis , iiUe iiommce Rhode vint écouter. Ayant re-
con.regati T" ej ^onnu la voix de Pierre , de la joie qu'elle
oraiites. i3. Pul- en eût, elle n'ouvrit point; mais , retournant
santé autem eo ,, .^.
pstitim jan.ice , sur ses pas , elle courut annoncer que Pierre
processit puella ^^^^^ ^ J^ jç y^^^^ ^^ f^jj^ j^^- direut-ils ,
ad aiidiendura ,1 " *
nomine Rhode mais elle assura que c'était lui ; et eux disaient :
^^ 'it cogiiovit <-i5 , / s /^ 1 -r»-
mPetri,prce '-" GSt son ange (i). dépendant Pierre conti-
Et vocem
(i) Oq s'est déjà servi de ce texte pour prouver contre les calvinistes qun chaque homme a sou ange gardien. Calvin, qui en a senti tout ce que ce passage prouvait contre lui. a tâché de Téluder, en disant que saint Pierre avait eu un auge gardien pendant le tems de sa prison , ei non plus. D'où le savait-il? mais d'oii le savaient ceux qui , ne pouvaient croire que c'était Pierre qui frappait à la porte , disaient c'est son ange ? Calvin dira-t-il que Dieu leur avait envoyé un autre ange pour le leur révéler? Quelle imagination! Parlons selon la foi , et nous parlerons selon la raison. Ce qui fit dire alors C'esé son ange, c'est la persuasion oii étaient les premiers fidèles que chacun a son ange gardien.
DES APÔTRES. CÎIAPITRE XII. l35
nnait de frapper. Après qu'ils eurent ouvert, voyant que c'était lui , ils furent dans le plus grand étonnement. Mais lui leur ayant fait signe de la main pour qu'ils se tussent, il raconta comment le Seigneur l'avait tiré de prison, et ajouta : Allez en porter la nouvelle à Jacques (i}'et aux frères. Puis étant sorti, il s'en alla ailleurs (2).
Ce mol , C'est son ange , nous apprend encore que ces premiers chrétiens étaient clans l'opinion que les anges prenaient quelquefois la ressemblance de ceux dont ils étaient les gardiens; c'est aussi le sentiment de quelques théologiens. Ils le fondent sur ce que plusieurs saints qui pendant leur vie ont été vus en même tems dans des lieux diflérens , ignoraient eux-mêmes cette rédaphcation de leur présence. De là on a conclu raisonnablement que ces saints n'étaient pas rendus présens en corps et en âme : mais était-ce leur auge à leur place, ou Lieu Dieu se contentait-il de former un corps d'air iîianimc , à qui il donnait les traits et le son de voix de ceux qu'il faisait apparaître , c'est ce que nous ignorerons jusqu'à ce qu'il lui plaise de nous le révéler.
(i) Jacques le mineur, évêque de Jérusalem^ celui qui est appelé dans l'Ecriture le frère du Seigneur. Etaitce le même que Jacqties , fils d'Alphée^ l'un des douze apôtres^ ou bien sont-ce deux hommes dillerens, c'est sur quoi les savans ne sont pas d'accord. L'opinion commune, que l'Eglise semble avoir adoptée^ c'est que ces deux hommes n'en font qu'un. ^
(2) Ailleurs paraît signifier ici qu'il alla se cacher dans une autre maison. Quelques-uns y donnent un sens plus étendu, parcequ'en effet saint Pierre ne tarda pas à quitter Jérusalem , d'où , après avoir parcouru plusieurs pro^'inces, il se transporta à Rome, laissant
gânclio non apcrtiit jantiam, sed intro currens nuntiavit stare Petriim ante janiiam. i5 At illi tlixerunt ad eam^ Insanis. llla aiîtem afiirmabat sic se habere.
Illi autetn dicebant : Angeltis cjiis est. 16. Pe trus autetn perseverabal piil— sans. CiiDi aiitem aperuissent , vi— derup.t eum , et obstlipuerunt. 17 Anniitns auteiu eis manu iit tacerent , narravit quomodo Dominus eduxisset eum de carcerej dixitque : nun— tiate Jacobo et fratribus hœo. Et egressus abiit in aliutn locum.
ï8. Facfa autetn die, eratnon parva turbatio inter milites, qtiidnam factum esset de Petro.
19. Herodes autem cum requisisset eum , et non invenisset, inquisitioue factaûe custodibus, jussit eos duci :
descendensque a Judiea in Cœsaream ibi commoratus est.
30. Etat autemiratusTyriis, et Sidoiius. At ilii unanimes veneriint ad eum , €t persuaso Blasto , qui erat super cubiciilum regis , postulabant pacem , eo quod aleientur regioiies eoriim ab illo : 21. Statuto autem die , Herodes vestitus veste regia , sedit protribunaii, et concionabatur ad eos. 22.
Popnlus aiiiem acclamabat : Dei voces , et non honiiiiis. 2.3 Confestim autem percussit eum angélus Domini, eo quod non dedisset honorem Dec ; et consumptus a vernr.ihiis, expiravit.
l36 HISTOIRE DES ACTES
Quand il fut jour, les soldats ne furent pas peu en peine de ce qu'était devenu Pierre. Hérode l'ayant fait chercher, et ne l'ayant pas trouvé, après avoir fait informer contre les gardes, il ordonna qu'on les conduisît au supplice. Ensuite il alla de Judée à Césarée, où il s'arrêta.
« C'était là qu'il devait combler la mesure » de ses crimes, et en recevoir le châtiment. » Il était irrité contre les Tyriens et les Sidoniens ; mais eux , d'un commun accord , vinrent le trouver, et ayant gagné Blastus, chambellan du roi, ils demandèrent la paix parceque c'était ce prince qui faisait subsister leur pays. Le jour assigné , Hérode revêtu de ses habits royaux, prit séance sur son trône , et les harangua. Le peuple applaudissant, s'écriait : C'est un dieu qui parle, et non pas un homme. A l'instant l'ange du Seigneur le frappa pour n'avoir pas rendu gloire à Dieu, et il mourut rongé de vers (i).
Évodius son successeur dans I épiscopat d Antioclie et dans le patriarcat d'Orient , et emportant avec soi sa primauté, qu'il attacha irrévocablement au siège romain, qu'il fonda à la fia de cette année , qui était la 10^ depuis l'ascension de notre Seigneur.
(i) Hommes! humiliez- vous , vous mourrez bientôt, et aussitôt après vous serez rongés de vers. P'inces ! huniiliez-vous jusqu'au centie de la terre, parceque, si vous vous laissez enivrer par la flatterie , les vers vous rongeront tout vifs. Ce n'en est pas ici le seul exemple.
ïeUe créature qui s'entend appeler une divinité et
I3ES APÔTRES. CHAPITRE XII. iZ^
i( Cependant le sang qu'il avait répandu ;) fructifiait. » La parole du Seigneur faisait de nouveaux progrès et se répandait de plus en pins. Pour Barnabe et Saul j après s'être acquittés de leur commission , ils retournèrent de Jérusalem «à Antioclie, » ayant pris avec eux Jean surnommé Marc.
qui s'y complaît , est autant ou plus coupable qii'Hérode.