‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 52 sur 81 · bi vero quœs- ' J r · texte numérisé non relu

bi vero quœs- ' J r

tioues simt d. être ju£re de ces sortes de choses. Cela dit,

veibo, et riomi- -i 1 i^ • i -i i ti

iiibus , et lèse il Ics lit retirer du tribunal. « Il y a toute vestra, vos ipsi ^^ apparence que Paul se relira aussitôt. Ne

Videritis : jinJex l r l

ergo Lorum noio « pouvaiit donc pas décliargcr sur lui leur

esse iG. Et nji- ^ . ., /^^ . • ^ ^ CI

iiaviteosatiibii- ^^ lune , » ils [6j sc jetèrent tous sur bos-

Bali iT. Apjire- . .

heiidentes autem omae.< S .s- (i) Titus Aiinaius Gallion ;, frère de Sénèque le philosotheneui piinci- y^g^ j^ avait été adopté par un Gallion, dont il avait perçu ticbdiit e- pli'' 1^ nom, suivant l'usage. La faveur de son frère lui

imi aiite inbu- avait valu le procousulat d'Acliaïe. Il fut en.suile enve-

Bal : et iiiliil eo- 1.1 t » . ^ i

rum Gallione eu '"PP^ dans sa disgiace, et mourut de sa propre main.

rœ erat. Son boulieur fut la cause de son malheur. t,es fortunes

humaines ne sont que trop sujettes à de pareils mécomptes.

[1) On ne sait ce qu'il veut dire par ces mots et ces noms; peut-être ne le savait-il pas lui-même. Cependant il pouvait avoir ouï dire qu'il s'agissait de savoir si les noms de Messie et de Christ convenaient ou ne convenaient pas à Jésus-Christ. Un païen a bien pu appeler cela une question de noms.

(3) Le grec ordinaire dit que ce furent les Grecs

DES APÔTRES. CHAPITRE XVIII. igS

tliène , chef de la synagogue (i), el se mirent à le battre devant le tribunal , sans que Galîion s'en mît en peine (2).

Paul , « malgré cet orage , » demeura en^ core assez de tems à Corinthe ; après quoi il fit ses adieux aux frères, et s'embarqua pour la Syrie ( avec Priscille et Aquila )^ s'étant fait couper auparavant les cheveux à Cenchrée; car il avait fait un vœu (3). 11 arriva

;qui battirent Sosthène. Ces Grecs ont bien l'air d'avoir été ajoute's au texte : ils ne se trouvent ni dans la Vulgate ni dans les plus anciens manuscrits grecs. Il jÇst donc beaucoup plus probable que Sosthène fut battu par les Juifs à cause de son attachement déclaré pour «aint Paul. C'est l'opinion de l'Église , qui lui fait un mérite des coups qu'il reçut alors , pai' lesquels il consacra , dit-elle , les prémices de sa foi. Voyez le Maityrologe romain, au 28 novembre.

(i) Crispe est aussi appelé chef de la synagogue. Il s'ensuit que la synagogue avait plus d'un chef, ou qu'il y avait à Corinthe plus d'une synagogue. Dans le second sens , chacun d'eux serait mieux appelé chef de synagogue que chef de la synagogue,

(2) On a loué Gallion de sa douceur, parcequ'il n'avait pas voulu écouler les accusateurs de saint Paul ; de SA réserve pour avoir refusé de prononcer sur un différend de religioiij peut-être de sa prudence pour avoir évité de se mêler d'une affaire où il n'entendait rien. Son indiflérence à la vue des mauvais traitemens qu'on fit à Sosthène nous découvre le véritable motif de sa conduite. C'était un souverain mépris pour les Juifs et pour tout ce qui les concernait.

(3) A ne consulter que le texte, il est douteux si «e fut Aquila ou saint Paul qui se fit couper les che-

18. Paulus vero eu m adhuc siistinuisset dies muUos,fra tribus valefaciens navigavit in Sjriam.

( et cuçi eo Priscilla , et Aquila) qui sibi totonderat in Cenchris caput : habcbat enim votum. 19.

Devenilqtie E— phesum et illos ibi reliquit ; ipse vero ingressus sjnagogaoi , dispiitahat cum Judœis. 20. Rogaatibus aiitem eis, ut ampliori tempera maneret , non consensit, Sed valefaciens et dicens : Ite— rum revertar ad vos , Deo vol ente , profectus est ab Epheso. 22.

Et descendens Caîsarcam , ascendit et salutavit ecclesiam, et descendit Antiochiam. 23. Et facto ibi aliquanto tempore profectus est, perambulans ex ordiiie Gajaticani regionem , et Phrygiaai , confjruians cœncs discipiilos. 24.

Judagus auteoï quidam , ApoUo nomine, Alexa».

drinus génère , à Eplîèse et y laissa les c( deux époux. ))

vir eloqaens, cio- t^ i • «i . i i •.

vf>Bit Ephesum, Pour iui , il eiitia dans la synoga^ue, et il potens in ic.ip- conféra avec les Juifs. Ceux-ci, « laieux Jis-

tnris. 26. Hic e- ^ '

r..t edoctus vi. a » posés quc ies autrcs, )) le pilèrent de de-

Doinini : cf fer- 11. ti 1

v.-ns Spuuu )o- nieurer plus long-lems avec eux. 11 ne s y q.iph.tiir, etdo- accorda pas: mais, prenant congé d'eux, il ei q.iaesunt Jesn, Icur dit : Si c'cst la voloiité de DieUj je revien-

sciens tantum j • • . n ••. ^•'t? i ^ t^.

biptisn.a Joan- ^'^'^^ ^^^^s voir; et il partit dlLphesc. Etant lus 26 H,c eri;o dcharqué à Césarée, il alla (c à Jérusalem, »

cœpit iJdi'oirtli- * ...

t( r agere m sy- et y salua l'église. Ensuite il alla à Autioche. cum ^'*aud?«ert ^P^^s y avoir fait quelque séjour , il en partit, Prisciiia et A- et paicourut de ville en ville tout le pays

qmla, assnmpse- i >, , . i t^i • /y- •

n.nt eum etdiii- tlc Galatie et de rhiygie, aiiernussant tous

veux. Tous les iuterprèles s'accordent à l'entendre de saint Paul , et on les a suivis. Ce vœu était celui des Nazare'ens. Il consistait à laisser croître ses cheveux , et à s'abstenir de vin et de toute liqueur capable d'enivrer , pendant tout le tems que le vœu durait. S'il arrivait, avant que ce tems fût expiré, que l'on contractât quelque impureté légale , le tems piécédeut n'était plus compté ; il fallait se raser de nouveau et recommencer. On finissait par oflrir les sacrifices qui sont prescrits au livre des Nombres , cbap. vi. Ce fut pai- condescendance pour les Juifs que saint Paul pratiqua cette dévotion judaïque, à laquelle personne n'était obligé. Il fit donc ce vœu à Ceiichrée , qui était le port oriental de Corinthe , lorsqu'il était sur le point de s'embarquer ; ou bien , supposé qu'il l'eût fait plutôt , il fallait qu'il eût contracté quelque impureté légale qui l'obligeait à se raser de nouveau ; car on ne sait pas précisément ce qui en est.

(i) Visites pastorales , moyen nécessaire pour corriger le mal et pour conserver le bien. Leur objet principal

DES APÔTRES. CHAPITRE X\III. IqS

Dans ce teras-là il vint à Éphèse un Juif mini. 27. Cum

nommé Apollo , originaire d'Alexandrie, ri^^^'exhoT.

homme éloquent et puissant dans les Écri- tatifratres,scrip-

S cru lit disciouiis

tures (i). Il avait été instruit de la voie du ut susciperent

Seigneur 5 ses paroles étaient animées de zèle , venissetTcont"

et il enseignait exactement ce qui concerne ^'t. mnit"m h>s

j , . '-Il 9"' crediderant.

Jésus, ne connaissant néanmoins que le bap- :28. Vehemeuter

téme de Jean (2). Il commença donc à parler fn'^i^ J"J»=o3 ".

^ ' •> r vincebat, publi-

avec liberté dans la synagogue; et quand ceostendensper

i> • -Il . . ., ,, 1 •! 1 hcripturas esse

riisciila et Aquila 1 eurent entendu, ils le christum Jesum. })rirent avec eux, et lui firent connaître plus à fond la voie du Seigneur (3). Or comme

est de s'instruire de la conduite des ministres du second cidre, qu'on ne connaît bien que sur les lieux, afin de les reprendre s'ils manquent à leur devoir; ou s'ils le font, et s'ils éprouAent des contradictions, pour les soutenir de toute l'autorité que donne la première place, (i) I^uissanb , c'est-à-dire non-seulement habile dans les Écritures , mais encore sachant les employer avec force et avec succès. Le mot habile ou versé dans les Ecritures , dont se servent presque tous les traducteurs , ne rend que la moitié du sens.

(2) On en verra bientôt plusieurs autres qui étaient dans la même erreur , ou plutôt dans la même ignorance. Ceux-ci avaient- ils reçu en Judée le baptême de Jean, ou bien des disciples de Jean étaient-ils venus le leur conférer à Epbèse , c'est ce que l'on ignore, et ce qu'il importe peu de savoir.

(3) Apollo , si versé dans la science des Écritures , apprend une vérité capitale de deux laïques, tous deux artisans^ et dont l'un était une femme. Ceux-ci, gens simples et ignorans, l'avaient apprise de saint Paul, sans autre peine que celle de l'écouter avec docilité. L'étude sans l'cnseigneracjit des pasteurs ne suffit pas aux plus

il voulait aller en Acliaïe , les frères qui l'y avaient exhorté écrivirent aux disciples de le recevoir. Y étant arrivé, il fut d'un grand secours à ceux qui avaient cru : car il convainquait fortement les Juifs en public , faisant voir par les Écritures que Jésus est le Christ. (c Ainsi il arrosa ce que Paul avait planté ( i ) ; » et Dieu répandit sur ses travaux des bé- » nédictions si abondantes que , parmi les » fidèles de Gorinthe, chacun disait : Moi je 3) suis à Paul ; moi je suis à ApoUo , et moi je a suis à Céphas (2). Saint Paul blâme jus- » tement ces partialités qui , en les attachant » trop à leurs maîtres particuliers , leur faisait )) oublier Jésus-Christ , le maître des maî- » très, et le pasteur des pasteurs. Cependant

savaus : l'enseignement des pasteurs sans l'étude suffit aux plus simples. Ainsi les seconds sont amenés sans effort à la connaissance de toutes les vérités salu-r taires ; ainsi les premiers sont garantis de l'enflure de la science et des égaremens de leur esprit. Moyen admirable , propre pour tous les hommes , et nécessaire à tous. Comment a-t-on pu le méconnaître jusqu à livrer la foi à la discussion des particuliers , c'est-à-dire à toutes les bévues de l'ignorance , et à tous les travers de l'imagination.

Cependant la science d'ApoUo ne lui fut pas inutile. Lorsqu'il fut pleinement instruit, elle servit à en faire un docteur de l'Eglise , ce que Priscille et Aquila ne pouvaient pas être.

(i) I. Cor. m, 6. Ego plantavi, ApoUo rigavit.

(2) I. Cor. I, 12. Unusquisque vestrum dicit : Ego quidçm sum Paulij ego autem Apolio ; ego vero Cepha?.

y> elles nous font connaître la haute estime

» où était Apollo , qui allait jusqu'à l'égaler ,

» en quelque manière , aux premiers des

» apôtres. »

ïqS histoire des actes

Page 1