‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 56 sur 81 · z^ • 1 j* • 1 PosUfiiam autem · texte numérisé non relu

z^ • 1 j* • 1 PosUfiiam autem

e tumulte eut cesse , il ut venir les disciples ; cessavit tumui-

et après les avoir exhortés, il leur dit adieu, tus, vocatis l'au-

et partit pour aller en Macédoine . Apres i avoir exhoriatus eos ,

parcourue et avoir exhorté les fidèles par plu- fectns e's*t nUret

sieurs discours, il alla dans la Grèce (i). Quand '" Macedoniam.

,. , . • 1 T T I • ^' ^""^ autem

il y eut séjourne trois mois, les JUIIS lui perambulasset

dressèrent des embûches, lorsqu'il était prêt SoHauIr'eo!

de faire voile en Syrie , et il prit la réso- fuissetmnitoser-

. j , 1 TVi 'j • Ti ™o"e, vcnit ad

lution de s en retourner par la Macédoine. Il Grœciam :3 ubi

fut accompagné par Sopater de Bérée fils de ^"™ JT!?^c

Pyrrhus, par Aristarque etSecundus, Thessa- t* simt iiii in-

loniciens, par (jaius de Uerbe et par 1 iraothee; navii^aturo in

enfin par Tychique et Tropliirae (2). Asiati- Syriam : habnit-

r J X * \ / •- qneconsihum ut

( I ) Dans l'Achaïe , qui était la Grèce proprement dite, quoique , dans un sens plus étendu , la Macédoine fit aussi partie du pays appelé la Grèce.

(2) Tous, ou presque tous ceux dont on vient de

reverteretur per Macedoniam. /^.

Co mita tus est fliitcru eiitu Soj>i!ter J^yirlii Bcroeensis, Thessaloiiiceiisium Tero Aristarciuis , et Si'oundus . et Gains Derbeus , et Ti molheus ; Asiani vero Tj'chicus et Tropbiams. 5.

Hi cnm prœcrssisaent. siistinuerunt nos Troade:

6. Nos vero navigavitaus post dies azymoruin a Phili[)j)is , et venimiis ad eosTroadein ia dicbns qiiinque , ubi deinorati stmuis diebus septem.

ques. Ceux-ci ayant pris les devans , nous (i) attendirent à Troade (2). Pour nous, après

lire les noms sont reconnus pour saints par l'église , comme on le voit par le martyrologe romain.

La \ille d'Arles honore Trophime comme son apôtre. Le pape saint Zosime dit de lui que sa pre'dication fut comme la source d'où les ruisseaux, de la foi se répandirent dans toute la Gaule, et ce témoignage a été inséré dans le martyrologe romain. Il prouve que saint Zosime regardait Trophime comme le premier apôtre des Gaules , ce qui fait remonter son apostolat aux premiers tems du christianisme. On peut s'en tenir là, et laisser les savans disputer si le Trophime d'Arles était le compagnon de saint Paul , ou bien un autre Trophiute envoyé dans les Gaules environ deux siècles plus tard. La possession seule est un titre suffisant pour maintenir les anciennes traditions , lorsque les raisons qu'on leur oppose ne sont pas assez évidentes pour ea démontrer la fausseté.

(i) Ici saint Luc recommence à dire nous, ce qui signifie qu'alors il redevint le compagnon des voyages de saint Paul. Il avait cessé de l'être lorsque l'Apôtre partit de Philippes en Macédoine. Depuis ce tems jusqu'à celui-ci il se passa cuviron cinq ans. Que fit-il pendant tout ce tems-là , nous l'ignorons : peut-être i'employa-t-il à recueillir des mémoires pour composer son évangile, au sujet duquel il nous dit qu'il consulta avec soin ceux qui dès le commencement avaient vu eux-mêmes les choses qu'il avait à raconter , c'est-àdire ceux des apôtres qui avaient vécu avec le Seigueur et en particulier la Sainte -Vierge , de qui l'on tient qu'il apprit des particularités qu'on ne pouvait en effet savoir que d'elle seule : ce sont celles qui regardent l'incarnation , la naissance et l'enfance de Notre-Seigneur.

(2) Troade est ic scm du pays dont l'ancienne Troie

les jours des azymes (i), nous nous embarquâmes à Philippes, et en cinq jours , nous fûmes les joindre à Troade, où nous séjournâmes sept jours.

Le premier jour de la semaine (2), comme nous étions assemblés pour la fraction du pain, Paul, qui devait partir le lendemain, fit une conférence aux disciples , et prolongea le discours jusqu'à minuit. Il y avait quantité de lampes dans la salle oîi nous étions assemblés. Un jeune homme nommé Eutyque, qui était assis sur une fenêtre, et qui, durant ce long discours de Paul, s'était endormi profondément , accablé de sommeil , tomba du troisième étage en bas, et fut remporté mort. Mais Paul étant descendu , se pencha sur lui, et l'ayant embrassé , il dit : Ne vous troublez point, car il vit. Paul remonta ensuite, et ayant rompu le pain et mangé ( 3 ) , il

était la capitale. La manière dont il est parlé de Troade dans l'Écriture ne permet pas de douter qu'il n'y eût aussi une \ille de ce nom sur le bord de la mer, à peu près à une demi-lieue des ruines de Troie.

(i) Les Juifs ne pouvaient pas immoler l'agneau pascal ailleurs qu'à Jérusalem ; mais ils gardaient partout l'observance des azymes , c'est-à-dire des pains saus levain , comme ils le font encore aujourd'hui.

(2) Le premier jour de la semaine avait déjà piis la place du sabjjat , et il était pour les chrétiens le jour du Seigneur; mais il n^en portait pas encore le nom, qu'on ne tarda pas à lui donner , puisqu'il est ainsi nommé dans l'Apocalypse, i , 10.

•'")) C'est-à-divc qu'après la manducation du paiu cu-

7. Una autetn sabijali cum conveiiissemiis ad frangendum pa— nem. Paulus tlisputubal cum eis, profcclnrus ia crastiniim, pro- Iraxitque sermonem iisque ia mediam noctem.

8 Erant auteo»

lampades copiosae ia cœnaculo a ubi eramus congregati.9 Sedeiis autem quidam, adolescens nomine Eutychus super fenestram , cum mergeretur somno gravi, disputante diu Paiilo, dnctiissomna cecidit de tertio cœnaculo deorsum , et sublatus est mortuus. lo.

Ad qiiem cum descentlissetPaulus , incubnit super eum:e£ coraplexus dixit :Nolite turbari, anima enimipsius in ipso est. II. Ascendens autem , frangensque panera , tt gustans , satisque allocutus usqne in lucem, sic profec— tus est. 12. Adduxerunt autem puerum viven— tem, etconsolati suntaoauiiiiime.

i3. Nos autem ascendentes navein, navigavimus in Asson, inde suscepturi Panlutn ;siceniia disposuerat ipse per terrain iter fHctiirus. i4.Cimi autem convenisset nos in Asson, assumpto eo , verirniis Milylenen , i5. Et inde navigantes seqiienti die venimus contra Chium,etalia applicuimus Samum , et seqiienti die venimns IMiletum. 16. Proposuerai enim Paiilus transnavjgare Ephesum, ne qua mora illi fîeretin Asia. Festin.ihat enim , si possibile sibi esset , ut dieni Pentecostes faceret Jerosolymis. 17. A Mileto autem niittens Ephesum , vocavit majores natii ecclcsiae. i8. Qui cum venissentadeum, et simul essent , dixiteis .Vos scitis a prima die , qua ingressussunt in Asiam , qualiter vobiscum per omne tempus fuerim. 19 Ser— rieus Domino

les entretint encore jusqu'au jour; puis il partit. Or on amena le jeune homme vivant , et ils n'en furent pas peu consolés.

Nous autres, nous étant embarqués, nous fîmes voile vers Asson , où nous devions prendre Paul : car il l'avait ainsi arrangé, ayant à faire le chemin par terre. Quand il nous eut joints à Asson (i), nous le prîmes et nous allâmes à Mitylène. De là faisant route , nous arrivâmes le lendemain vis-à-vis de Scio. Le jour d'après nous abordâmes à Samos , et le jour suivant à Milet. Car Paul, craignant d'être arrêté trop long-temsen Asie^ avait résolu de passer Ephèse , parcequ'il faisait diligence pour célébrer à Jérusalem, s'il lui était possible , le jour de la Pentecôte (2). De Milet , envoyant à Ephèse , il

charistique, saint Paul prit quelque nourriture, suivant l'usage de ces premiers tems , où les fidèles , après avoir communié , prenaient ensemble un repas frugal qui s'appelait agape , mot grec qui signifie charité.

( i ) Asson , ville maritime de la Troade. Mitylène , ville considérable de 1 île de Lesbos, de laquelle cette île a pris le nom de Métélin qu'elle porte aujourd'hui. Scio et Samos, deux îles de l'Archipel.

(2) Saint Paul allait célébrer à Jérusalem la Pentecôte chrétienne , et non la Pentecôte judaïque. Aiusi l'a pensé saint Épiphaue, et après lui plusieurs auteurs ecclésiastiques. Si l'on objecte que la Pentecôte chrétienne pouvait se célébrer partout, on répond que les chrétiens devaient trouver beaucoup plus de dévotion à la célébrer dans le cénacle même où le Saint-Esprit était descendu sur les premiers disciples.

DES APÔTRES. CHAPITRE XX. 2l3

fit venir les anciens (i) de l'église , et quand cum omnî immi. ils se furent rendus auprès de lui, étant tous n'iis,\'t*tent'aTioensemble, il leur dit: nibus, qu^ mihi

' , acciderunt ex m-

Vous savez comment (2), depuis le pre- sidiis Juciaeonim : mier jour que je suis entré dans l'Asie, je me suis conduit parmi vous pendant tout le teras (( que j'y ai demeuré ; » que j'ai servi le Seigneur en toute humilité et avec larmes, dans les épreuves que j'ai eues de soutenir de la part des Juifs , qui me tendaient des embûches. « Vous savez aussi » au'il n'y a .,^?" Q"o™°^'*

l •' nihil subiraxc-

aucune des choses utiles que j'aie manqué ritnniiiiuai,quo

3 • 1 T . .• minus anninitia-

de vous enseigner en public et en particu- remvobis,etdo-

(i) Les évèques et les prêtres , car il paraît que ceux des villes circoiiToisines y furent aussi appelés. Il n'était pas possible que la multitude des fidèles se transportât ainsi d'une ville à l'autre, et leur présence n'y était pas nécessaire. L'Apôtre travaillait efficacement à leur sanctification, en travaillant à celle de leurs pasteurs.

(2) Ce discours de saint Paul est presque tout entier un éloge de la conduite qu'il a tenue à ÉpLèse. Les saints voient si clairement que tout le bien qui est en eux vient de Dieu, qu'ils ne sauraient être tentés de s'en approprier la gloire. A couvert de ce danger , l'Apôtre n^écoute plus que sa charité qui le porte à employer le meilleur moyen de procurer à l'église de dignes ministres : c'est l'exemple , toujours plus efficace que la parole. Cet exemple est le sien , parceque sa conscience lui rend témoignage qu'il n'a rien à se reprocher , et parceque , étant leur premier apôtre , et jusqu'alors leur unique pasteur, il n'en a pas d'autres à leur proposer.

cerein vos publice, etperdomos, 21. ïestificans J iiclœis atque gentiliJjiis in Deuui pœaitentiam, et fidetn in Domimini nostruru Jesuai Christtim.

Ui- E-l miuc eccc ailigiitus egoSpiritu , vado iii Jérusalem ; qu» ia ea vcutura sint mihi, ignoraus :

•^3 NisiquodSpiritus sanctLis per omnes civitates miliiprotestatur, «licens: Quoniam •vincula , et tribuiationes Jerosolymis me uianent. 24- Sedni- Lilhoruravercor:

iiec facio auiluaai lueam preliosioreui quàtn me , dummodo eonsuDiLueni cursum njeiiQi , et ininisterium verbi, qiiod accepi a Domino Jesu , tcstificari Evaniielium gratis i)ei, 23. Et mine ecce ego scio , qnia aniplius non vidt:bifis faciem ineani vos omnes, pcr cpios transivi plaid icans regtnim Dei. 26.

Quapropter contestor vos hodieina die, quia uiundus suQi a sanguine omuium. 27. Non eniui subterfugi , q'ioiiiiuiisannuu-

lier , attestant aux Juifs et aux gentils « la )) nécessité du retour à Dieu » par la pénitence , « et de )) la foi envers Jésus-Christ notre Seigneur. Voilà maintenant que , lié (i) par l'Esprit, je vais à Jérusalem, sans savoir (2) ce qui m'y doit arriver, sinon que l'Esprit saint m'assure et me dit par toutes les villes (3) que les fers et les persécutions m'attendent à Jérusalem. Mais je ne crains rien de tout cela , et je n'estime point ma vie plus précieuse que moi-même (4) , pourvu que j'achève ma course , et le ministère de la parole qui m'a été confié par le Seigneur Jésus , pour publier l'Evangile de la grâce de Dieu. Je sais au reste que vous ne me

( I ) Les uns l'entendeut des chaînes dont il devait être lié à Jérusalem , et que la connaissance anticipée qu'il eu avait lui rendait déjà présentes. D'autres pensent que lié par l'Esprit signifie que saint Paul était entraîné vers Jérusalem par l'Esprit de Dieu , comme par un vent impétueux qui le poussait avec tant de violence qu'il lui était comme impossible de s'arrêter ou de s'écarter de la roule. Dans ce sens, lié par l'Esprit signifierait forcé par l'Esprit.

(2) Il ne le savait pas en détail , ni si la persécution n'irait pas jusqu'à lui ôter la vie

(3) On a déjà vu que le don de prophétie était commun dans ces premiers tems , et que partout où il y avait des chrétiens il se trouvait des prophètes.

(4) Quel peut être ce lui-même qu'il distingue de sa vie , et dont il fait plus de cas , si ce n'es* son âme immortelle , qui , par la perte de la vie temporelle , devait entrer en possession d'une vie étemelle; et élerncUeracnt heureuse ?

DES APÔTRES. CHAPITRE XX. 2l5

verrez plus ( i ) , vous tous chez qui j'ai passé (2) prêchant le royaume de Dien. Je vous prends donc aujourd'hui témoin que je suis innocent du sang de tous; car je n'ai point évité de vous annoncer tous les desseins de Dieu.

a Ensuite adressant la parole aux évéques, » et probablement aux seuls évêques à qui » le concile de Trente (3) applique les paroles 5) suivantes, privativement à tous les autres » ministres, il continue ainsi : »

Prenez garde à vous-mêmes , (4) et à tout

(i) Cependant saint Paul, écrivant quelques années après aux Philippiens , leur dit qu'il espère les voir bientôt, et quelques endroits de ses épîtres donnent à entendre qu'en effet il retourna encore en Orient. Ceci a fait croire à quelques interprètes que ce n'est que par conjecture qu'il dit aux Éphésiens qu'ils ne le verront plus ; mais il parle trop affirmativement pour qu^il soit permis de penser qu'il ne faisait que le conjecturer. Je sais , dit-il , ce qui ne laisse guère douter que la chose ne lui eût été révélée ; et l'on accorde tout en lisant qu'il a bien retourné à Philippes sans passer par tplièse.

(2) Vous tous chez qui j' ai passé. Ce sont ces mots qui ont fait juger qu'outre les pasteurs de l'église d'É- . phèse , saint Paul avait fait venir à Milet ceux des villes voisines.

(3) Sess. VI, cap. i, de Reform.

(4) Celui qui ne sait pas gouverner sa maison , dit ailleurs l'Apôtre, comment gouvernera- t-il l'église de Dieu? ( i. Tim. m. ) Il saura encore moins le faire , s'il ne sait pas se gouverner lui-même. Cet avis est général pour tous les tems , et pour tous les pasteurs j mais ici il leur recommande un redoublement

fiarcm oaitic consiliuru Dci vobis,

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