‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 57 sur 81 · Attendite vobis ^ et univer · texte numérisé non relu

Attendite vobis ^ et univer

2i6 Histoire des actes

80 gregî in qiio le troiipcau siir lequel le Saint-Esprit vous

vosSpiritussanc- \ ', i i- ' a h ' i- i

tusposuitepisco- a ctablis cveques, pour gouverner 1 église de

pos, regere ec- £)ieu Qu'il a acquisc par son sang (i). « Cette

clesiam Dci , . .^ ^ ^ ^ ...

quam acqiiisivit )) vigilaiice vaêtrcplus nécessaire que jamais;

sansuiue suo. 20. / N • • 1 •• j ' 1. •!

Egoscioqaoniam » Car (2) )) jc sais qu aprcs mon départ il

intrabnnt post entrera chez vous des loups ravissans (3) qui

uiscessionem me- , . ^ \ / j

am Jiipi rapaccs n'epargHcrout poïut le troupeau , et que même

in vos, non par- i5„ , M ' 'i j i

centes gregi 3o. ^ entre VOUS il S elcvera des hommes qui en-

Et ex vobis ipsis sei^neront une doctrine perverse pour entraî-

exurgent vin lo- i t • i \ /-m

quentes perver- ner les disciples apres eux. G est pourquoi

sa, ut abducant ,^„*il„ ' l i i. * ■» „

tiiscipuios post ve***^2 «/^ îii«n exemple,)) ayant toujours aans

se 3i. Propter la mémoire que pendant trois ans je n'ai point

qiiod vigilate, ' n i • • i i

m' moria reti- ccssc d cxliorter nuit et jour avec larmes cha-

nentes,qiioniam ^^^ ^^ VOUS. Et maintenant je vous recom-

per tnenDium *

d'attention et de vigilance. II va leur prc'dire des persécutions et des séductions prochaines. Il n'est pas douteux qu'alors le troupeau ne doive être veillé de plus près. Les pasteurs doivent aussi prendre garde à euxmêmes. Tout pasteurs qu'ils sont , ils sont hommes , capables , ainsi que les autres hommes, d'un éblouissement ou d'une faiblesse; la différence n'est que du plus au moins.

( I ) Il y a dans le grec , par son propre sang. Si Jésus-Christ n'est pas Dieu, quel est donc le Dieu qui a acquis l'église par son propre sang ?

(2) Car n'est pas dans le latin , mais il est dans le grec. Il fait la liaison de ce qui suit avec ce qui précède , et paraît déterminer le sens que l'on a suivi.

(3) Les loups ravissans , ce sont les persécuteurs déclarés ; ceux qui enseignent des doctrines perverses , ce sont les hérétiques. Les uns et les autres sont les Jeux grandes épreuves de l'église ; elles ont commencé avec elle, et elles ne finiront qu'avec elle.

m in saiictiûcatts on-

mande à Dieu et à la parole de sa grâce (i) j iiucte et die non (( a JUieu » qui est assez puissant pour élever crymis moneus Fédifice « commencé, » et pour vous donner ""^""q'Hmqiie

. * . vestruui. 32. Et

(( part a » 1 héritage avec tous ceux qui se nuuc coumiendo seront sanctifiés. IT.^.Tr "'"""'

bu gratix ipsiiis ,

« Il semble que rien ne manque à ce tableau *ï"" potens e^t

j, ^ 1' r\ ' aîdificare, eldaie

» Qun pasteur accompli. Un y trouve reu- hsreditate

» nis tous les traits qui caractérisent le vérita- ^^^

» ble zèle : universel, il s'est étendu à tous en

)) général, et à chacun en particulier; constant,

)) il ne s'est point ralenti durant le long séjour

)) que saint Paul a fait dans ces contrées ;

» ferme et inébranlable , il n'a point fléchi

» sous l'effort des persécutions; infatigable,

» il l'obligeait à travailler nuit et jour; ten-

» dre , ses remontrances étaient plutôt des

» prières qu'il accompagnait de ses larmes.

» Qu'y a-t-il d'impossible à un zèle de cette

» nature? Cependant il demeurait sans ver-

)) tu ,* si une seule qualité lui eût manqué ,

)) c'est le désintéressement. L'avarice , si elle

» est reconnue , ou seulement soupçonnée,

» le décrédite jusqu'à le rendre méprisable j

» mais le désintéressement parfait lui donne

» une force dont les hommes se défendent

(i) G'est-k-dire la parole de l'Evangile, que f Apôtre personuefie , en quelque sorte , eu les recommandant à cette parole comme à un maître qui les diiigera dans toutes leurs voies, et qui les soutiendra par la grâce qui accompagne ses instructions. Quelques-uns croient que la parole de sa grâce signifiait simplement sa grâce , par un hebraïsme assez usité.

33. Argentum et aurum , aut vesteoi nullius concirpivi, sicut 34. Ipsi scitis :

quoniam ad ea , quae mihi opus erant , et his , qui mecum sunt ministravcrunt maniis istae. 35. Omniaostendivobis, quoniam sic la- Lorautes oportet suscipere infir— inos,acmeminis-

:îi8 nisTOiiŒ des Acrr.s

» d'autant moins qu'ils sont eux-mêmes plus » intéressés. Cette noble vertu avait paru » dans saint Paul avec un éclat supérieur à » tous les autres apôtres. On peut juger par D là avec quelle autorité et quelle assurance » il a pu ajouter ce qui suit : »

Je n'ai désiré ni l'argent ni l'or , ni les vêtemens de personne , comme vous le savez vous-mêmes, et que ces mains m'ont fourni ce qui m'était nécessaire et à ceux qui sont avec moi (i). J'ai fait tout cela à vos yeux (2), parceque c'est en travaillant ainsi qu'il faut s'accommoder aux faibles , et se souvenir de cette parole que le Seigneur Jésus lui-même a dite : Il est plus heureux de donner que, de recet^oir (3).

(i) Ou bien le métier qu'exerçait saint Paul était bien lucratif, puisqu'il suffisait pour nourrir tant de bouches , ou bien la vie de ces hommes apostoliques était extrêmement frugale. Le second est le plus probable.

(2) Saint Paul a voulu que tout le monde le vit travailler , afin qu'il ne fût douteux à personne que c'était uniquement de son travail qu'il tirait sa subsistance. Autrement on aurait pu penser qu'il y était pourvu par les libéralités secrètes des fidèles , en quoi l'Apotre n'aurait été nullement répréhensible ; mais les faibles auraient pu soupçonner que cette vue d'intérêt entrait pour quelque chose dans les motifs de son apostolat , et ainsi révoquer en doute ce désintéressement parfait , dont il veut que la gloire soit à couvert des soupçons même les plus injustes. C'est en ce sens qu'il dit qu'en travaillant il s'est accommodé aux faibles.

(3) On a joint cette parole au texte de l'Evangile.

Ayant achevé ce discours , il se mit à genoux, et pria avec eux tous. Alors ils fondirent tous en larmes ; et se penchant sur le cou de Paul , ils le baisaient , affligés principalement de la parole qu'il leur avait dite , qu'ils ne verraient plus sa face : et ils le conduisirent au vaisseau.

Saint Paiil l'avait apprise de quelqu'un de ceux qui l'avait recueillie de la liouche sacrée de Je'sus-Christ ; car elle ne se trouye dans aucun des quatre évangiles. On a dit que le sens y est , et que c'est ce sens que saint Paul rapporte en d'autres termes; cela n'est pas ainsi : pour peu qu'on y fasse attention , on verra , par la manière dont s'exprime saint Paul, qu'il rapporte les propres paroles de Jésus-Christ.

se verbi Domini Jesii qitoniam ipse dixit : Deatius est inagis clare , qnam accipcre.

36. Et eu m liœc dixisset, positis geiiibus suis oravit cnm oainibiis JUis. 37. Magnus antem fletus factns est omniiiEu :

et procumbontes super colbim Paidijosciilabintur eum, 38. Dolentes maxime ia verbo, qiiod dixerat, quoniam ampliiis faciem ejus nonessentvisuri.

Et dedncebant eum ad navem.

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