Vocans autet
Paulus ad se uuum ex ce; tiii iouilms , ait : Ailolesceatcni huQC perdue ad tribiiuum , hahet cnim aliquid iudicaie illi.
18. Et ille quidem assumeiis eum, ùusit ad tnbuiuiin, et aitr Vinctui l'aiilus logavit me hune adoleSeentPin perduccre ad le, habeutem aliquid lo'jui libi. ig.
Apprehi udensautem tribuuus inaDum illius, sccessit cum eo seotsum.et iulenogi;vit illum : Quid est quod hadcs indicare mihi ? ao. Ille aulem dijiit : Jud.'eis couvenil rogarc te , vit crailiua die pro»
ducas Paulum in coQcilium , quasi aliquid cerlius iiiquisiluri siut de illo :
2 1 . Tu vero ue credideris iUis , insidianluc euim ei ck
«is viri amplius quara cjuadiaginla , «jui se devoverunt Mon manducare, uequo tnbere, donecinterficiaut eura : et mille parati sunt, exjjectuulespromissuin tiium. sa, ïribiiiiiis igitiir dimisit adolesceotem , praecipietis ue oui locjucîetur ((uoniara hax nota 5ihi tecisset. a.5.
Kt vocatis diiobus ceuturioiiibus, dixit.
illis : Paialc milites tiiiceiitos, ut eaut usquc lju:i:iipain , et equile.i sepluagiiila , et laucerios duccntos , a lertia hora Moclis: 24. et jumenta pra;parate; ut impoiieutes Paulum , salvutiv perducerent adFeliceaiprsesidem, s5. { Tiiiiuit eiiim ne forte râpèrent eum Jud;ei,et occidereot; et ipse 2^osteacalumuiam suslineret^ tan- <<uam accepturus pecuiiiitm ) SCI ibens episfolam coutiueiitem bœc : afi. Claudius Lysias optimo praisidi Felici, salutem. <!7. Virum hune comprehensum a Judaiis , et iacipieutem interfici ab eis , superveniens cum exercitu eripui , cognito quia Komanus est ; q8. Volensque scire causam, quam o'jjiciebaiit illi , dediixi eum in coaciliuiii corum, ig, Queni iuveui accusuri (le queestiunibui
embûches ; ils ont fait serment avec imprécation de ne manger ni Loire jusqu'à ce qu'ils l'aient tué. Ils sont tout prêts, attendant votre réponse.
Le tribun congédia le jeune homme, avec défense de dire à personne qu'il lui eût donné cet avis ; puis , ayant fait venir deux centurions, il leur dit : Tenez prêts, pour la troisième heure de la nuit, deux cents soldats, soixante-dix cavaliers et deux cents lances ( i), pour aller jusqu'à Césarée; tenez aussi des montures prêtes. C'était afin qu'ils missent Paul dessus , et qu'ils le conduisissent sain et sauf au gouverneur Félix. (Car il craignait que les Juifs ne l'enlevassent et ne le tuassent, et qu'après cela il ne se trouvât chargé d'une fausse accusation, comme s'il eût dû lui en revenir de l'argent. ) En même tems il écrivit une lettre dont voici la teneur : Claude Lysias au très-excellent gouverneur Félix , salut. Les Juifs s'etant emparés de cet homme, et étant sur le point de le tuer, je survins avec ma troupe , et je l'enlevai , ayant su qu'il était citoyen romain (2). Voulant sa-
(i) Dieu ne voulait pas que saint Paul fût la victime de ces furieux. Voyez, sans qu'il paraisse agir, quelle escorte il lui avait me'nage'e ; un souverain ne l'aurait pas eue plus nombreuse ni plus forte j voyez-le^ dis-je, et adorez sa providence.
(2) C'est un mensonge. Quand il tira Paul de leurs mains, il ne savait pas encore qu'il fiit citoyen romain, mais ce motif rekvait le mérite de son action. Si l'on
voir de quel crime ils l'acciisaieiit, je le menai dans leur conseil. Je trouvai qu'il était accusé sur des questions de leur loi, mais qu'il n'avait commis aucun crime digne de mort ou de prison. Depuis , ayant été informé qu'ils Jui avaient dressé des embûclies , je vous l'ai envoyé, et j'ai déclaré à ses accusateurs qu'ils eussent à dire leurs raisons devant vous. Adieu.
Les soldats prenant Paul, selon l'ordre qu'ils en avaient, le conduisirent la nuit à Antipatride (i). Le lendemain , ayant laissé les cavaliers , pour qu'ils allassent avec lui , ils s'en retournèrent à la forteresse. Les cava-
y fait attention , on verra que l'amour-propre nous fait faire de ces sortes de mensonges par milliers. Une circonstance fausse , si elle nous est favorable , coule des lèvres ou de la plume comme l'eau de sa source , il suilit même que la fausseté se pre'sente accompague'e d'un Joli moi, pour être préfére'e à la ve'rilé qui aurait cet agrément de moins.
(i) On tient que c'est l'ancienne Capharsalama , dont il est parlé au premier livre des Machabécs, chap. vu, V. 3i. Elle fut rebâtie par Hérode-le-Graud , qui la nomma Autipatride , du nom de son père Autipatcr. Elle était située sur la Méditerranée, à égale dist.ince de Joppé et de Gésarée. On comptait dix-sept lieues de Jérusalem à Antipatride : une marclie si longue ne pouvait pas être faite en une nuit • et pour pouvoir dire que les soldats s'en retournèrent le lendemain , il faut que saint Luc compte les jours d'un soir k l'autre , manière de les compter fort usitée chez les Juifs, et autovisée par l'Écriture.
legis ipsorum ,nihil vero digiiuni morle aut vinrulis habentem criminis .ïo. Et cum mihi perlatum essct df insidiis , quas paraverant illi, misi eum ad le , dfnuutians et accusatoribus ul dicant apud le. Yale.
3i. Milites ergo secundum prœceptnm sIIdI, assumantes Pau- Jum, duxcriint per nocteni in Antipatridem.
3'2. Et postera die dimissis eqiiitibus ut CUD1 eo irent , reversi siint ad CHStra, 33. Qui cuui venisseiit Cœsare— ani , et tradidissent epistolam prœsidi , stahie— runt ante illuin et Paulimi. 34.
Cum legisset autem , et interrogasset de qua provincia esstt :
et cognoscens quia de Cilicia, 35. Audiam te , inqiiit, cum ac— cusatores tui venerint. Jnssitque in pra?torio He— rodis custodiri eum
liers étant arrivés à Césarée , et ayant rendu la lettre au gouverneur^ lui présentèrent aussi Paul. Le gouverneur , après avoir lu la lettre, demanda de quelle province il était. Ayant su qu'il était de Cilicie , je vous entendrai , dit-il, quand vos accusateurs seront venus; et il ordonna qu'on le gardât dans le prétoire d'Hérode.
DES APÔTRBS. CHAPITRE XXIY. Z/^S
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