C. xxiH. f. I. Paul jetant les yeux sur l'assemblée , parla
Intendens aiitem ,, nrr^ • »' • •■
inconciiiumPavi- clc la sortc t Mcs iiercs, jusqua ce jour je A lus , ait : Vin ^^^^ g^^j^ (.^^^(^^jit dcvaiit Dicu seloii toutes les
tratrcs, egoomni
conscientia bona lèglcs d'uiic boiinc couscience (i). « Il allait
conversat'.is sum . , , i a. *
antc Deiim, us- » coutinuer, lorsquc » le grand-pretre Anaque 111 hodier- ^^le dit à Ceux qul étaient près de lui de le
iiiiin aiem. 2. ^ ^ ^ ^ ^
Princeps autem frapper au visage ( 2 ). Paul lui dit alors : •■
saccrdotnni Alla- °fl
nias prœcepit as- ■
tantil'uis sibi per-
ciiteie os ejus. (0 Saint Paul avait toujours suivi le dictamen de si.
3. Tune Panlus conscience, soit dans le judaïsme, soit dans le chrisdixit ad eum : . . ^ ., . , . , ,
Percutiet te De- t'anisme. La première conscience était erronée, la se-
us . paries deal- conde était une conscience éclairée. Il lui était aisé de
j e . e. Il se- j^^^jf^ej. j^^ seconde, et la première ne pouvait pas lui dens jiidic.is me ' *• . . .
secnndutn le- être reprochée par ses adversaires. On voit par là qu'il gpra , et coiUra y g toujours eu dans cette âme une grande droiture, percuti. laquelle aura touché apparemment le cœur de Dieu. C'est
saint Paul lui-même qui nous fait naître cette pensée, lorsque , après avoir parlé des excès qui ont précédé sa conversion , il ajoute ( i Tim. i , 1 3 ) : « Dieu m'a )) fait miséricorde , ^Ja/■cc-5'^^e, n'ayant pas la foi, c'est )) par ignorance que je l'ai fait. » M
(2) Lorsque ceux qui étaient interrogés j^ar hs magistrats s'écartaient du respect qui leur est dû, des appariteurs qui se tenaient à leurs côtés les frappaient au yisage. Ici , on ne voit pas eu quoi saint Paul avait
Dieu VOUS frappera (i), muraille blanchie; vous êtes assis pour me juger selon la loi, et vous commandez contre la loi qu'on me frappe.
Ceux qui étaient présens « le frappèrent-ils, ^^^^^ dixërunt • 3) comme on a lieu de le croire, ou ne le Summum sacer-
r s -1 , -, dotcm Dei ma-
:» irapperent-ils pas, c est ce qiu n est pas if.(i,cis? 5 Dixit » écrit: mais ils » lui dirent : Quoil vous ^f'""' ,^""'"f J
' ^^ Nesciebam, ira-
dites des paroles outrageuses au grand-prê- très, qma pnatre de Dieu! Mes frères, répondit Paul, je H^ Scriptum ne savais pas que ce fût le grand-prêtre (2) , ^f** '^"^™ ■ ^.""r
ru O r . ^ cipem popiiiitui
car il est écrit : \ous n'outragerez point de non maledices. paroles le prince de votre peuple (3).
manqué dans le peu de paroles qii'il avait dites. L'ordre de le frapper n'a donc pu être dicté que par une fureur brutale.
(i) C'était une prophétie, s'il est vrai, comme on le croit, que cet Ananie n'est pas différent de celui qui fut massacré avec son frère par une faction de Juifs, opposée à la faction dont ce pontife s'était fait le chef.
(2) 1° Saint Paul ne le connaissait pas de vue , parcequ'il ne faisait que d'arriver à Jérusalem, d'où il avait été absent pendant plusieurs années. 2° Il fallait bien que le grand-prêtre ne fiit distingué des autres ni par le siège qu'il occupait ni par les babillemens, car saint Paul l'aurait reconnu aisément à l'une de ces deux marques. Ce n'était ici qu'une convocation du tribun, où il est possible qu'on n'ait plus gardé les formalités ordinaires ^ tant pour le lieu de l'assemblée que pour les rangs et le reste du cérémonial : qui sait même si ce n'était pas le tribun qui occupait la première place ?
(3) Quel douceur, après un reproche aussi vif ! Ce passage si peu naturel de l'un à l'autre a fait dire à saint Chrysostôme que c'était par un mouvement du
« Celait s'avouer coupable , supposé qu'il )) eût su qu'il parlait au grand- prêtre ; mais » ne le sachant pas, sa téponse était juste » et raisonnable. Il est des circonstances où V il est à propos de faire sentir à la passion » toute son injustice, et celle-ci en était une. » Cependant Paul avait bien compris par ce » début que ses auditeurs n'étaient guère )) disposés à écouter patiemment une apo- » logie en forme -, c'est ce qui lui fit naî- » tre l'idée de sortir d'embarras par une voie temPaulus'qùk ^^ pluscourte et plus siire. >) Comme il savait una pars esset qu'ils étaient partie sadducéens et partie pha-
sadducceorum, et . . •^ t m i • m-
altéra pharisœo- risicus j il Qit , clevant la VOIX au milieu rum, exdamavit ^g l'assembléc : Mes frères, ie suis phari-
in concilio : Vi- ^ ^ ' ■' ^ ^
ri fratres , ego sien (i) , fîls de pliarisiens (2); c'est au sujet
pharisœus sum , j i, r i J t ' i* j
Ciiiis pharisae- de lesperance et de la résurrection des morts
orum , de spe /'3^ q^^Q Pqh me fait mon procès. Dès qu'il et resurrectioae ' -' 1 ^ 3
Saint-Esprit que saint Paul avait proféré les paroles précédentes.
(i) Il avait retenu des pharisiens la foi de la résurrection des morts, qui est ce qu'ils avaient de bon, et leur avait laissé tous leurs vices.
(2) Le premier sens qui se présente à l'esprit, c'est que les ancêtres de saint Paul était pharisiens. Il peut bien se faire aussi que ce mot filius pharisœorum signifie disciple ou élève des pharisiens, par un hébraïsme assez connu.
(3) 11 disait vraij saint Paul et les autres apôtres annonçaient avant toutes choses l'une et l'autre résurrection , celle de Jésus-Christ , qui est le fondement du christianisme, et la nôtre, qui est comme le couronnement de l'édifice. Ils proposaient ensuite les vérités intermédiaires.
eut dit ces paroles, la division (i) se mit entre les pharisiens et les sadducéens, et l'assemblée fut partagée. Car les sadducéens disent qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit (2) ; les pharisiens au contraire font profession de croire l'un et l'autre. Il s'éleva donc un grand bruit ; et quelques-uns des pharisiens s'étant levés , disaient dans la dispute : Nous ne trouvons rien de mauvais dans cet homme ; et qui sait si un esprit ou un ange ne lui a point parlé ? Comme la dispute était fort échauffée , le tribun craignant qu'ils ne missent Paul en pièces, fit descendre les soldats , avec ordre de l'enlever du milieu d'eux et de le conduire dans la forteresse. La rmit suivante , le Seigneur s'ap paraissant à lui : Ayez bon courage, dit-il, car de même que vous avez rendu témoignage de moi dans Jérusalem , il faut aussi que vous en rendiez témoignage à Rome (3).
(i) L'union est un bien, et la division est un mal. Cependant, lorsque les méchans sont unis pour le mal, il i'aut les diviser, si l'on peut, parcequ'alors semer la division c'est dissiper une faction. L'union des méchans est nuisible, dit saint Grégoire, c'est pourquoi il faut la rompre. Greg. lib. 34- Moral, c. /\.
(2) Ils ne croyaient donc ni la spiritualité' de l'âme ni celle de Dieu même. L'homme animal ne croit d'existant que ce qui a un corps : c'est la même stupidité qui a produit le paganisme et le matérialisme; on peut dire aussi l'atliéisme.
(3) 11 avait été révélé déjà à saint Paul qu'il irait à Rome, comme ou l'a vu au cliap. iiX; f. 21. Jésus-
mortuorum ego judicor. 7. Et cuni liaec dixis— set . facta estdissensio inter pharisaeos et sadducœos , et soliit.i est multitiido 8.
Sadducaei enim dicunt, non esse resurrectionem , neqiie angelum neqiie Spiritum :
phaiisaei autem utraqueconGtentur. 9. Factus est autem clamor magnus , et surgfntes quidam pharis.'Rorum , pugnabant dicentes : NiLil mali inveniuius in homine isto :
quid si Spiritus loeutus est ei aiit angélus? 10. Et cimi magna dis— serisio facta ejset , timeris tribuniis ne discerperetur Paulus
ab ipsis, jussit, milites descendere, et rapere enta de mediu eoriiai , ac deducere enm in castra 1 1 6cquenti aiitrat iiocle assi.steiis ei Dominiis, ait : Coustans esto : sicut enim testificatus es (ie œe in Jérusalem, SIC te opoitet et Komae testifJcari. 12.
Facta aiitem die Colltgeruiit se quiddiu ex Judaeis et devoveruut se dici. iittb neque ruanducaturos. iieqiie bibiluros, donec occiderent Paulum i3 Etant autem plus quacB qiiadraginta viri, qui liane conjuratioxieiu feceraut, 14 Quiac-
Dès qu'il fut jour , quelques-uns d'entre les Juifs s'assemblèrent , et firent vœu , avec imprécation contre eux-mêmes, de ne man- à ger ni boire qu'ils n'eussent tué Paul. Or * ils étaient plus de quarante hommes (i) qui étaient entrés dans cette conjuration. Ils vinrent « donc )) trouver les princes des prêtres et les anciens , à qui ils dirent : Nous avons fait vœu, avec imprécation contre nousmêmes , de ne rien prendre que nous n'ayons tué Paul ; c'est pourquoi persuadez au tribun , J vous et ceux du conseil, qu'il le fasse venir devant vous j comme si vous aviez à vous instruire plus à fond de son affaire; nous, de notre côté, nous sommes tout prêts à le J tuer avant qu'il arrive jusqu'à vous. Le fils de la sœur de Paul ayant appris qu'on lui dressait ces embûches, alla dans la forteresse, et en avertit Paul. J
Christ le lui confirme ici j et parcequ'il a rendu témoignage de lui dans Jérusalem, il lui promet qu'il le rendra pareillement dans Home. Une épreuve est payée par une épreuve, et un combat sera le prix dun combat. Ainsi dans les âmes généreuses Dieu récompense un mérite par un autre mérite j ainsi il multiplie leurs victoires et enrichit leurs couronnes.
(i) On tient, plus que probablement, que les conjurés étaient sadducéens, c^est-à-dire des matérialistes. Quand ce gens-là sont en force , ils disent , parlant de leurs adversaires : Il faut les massacrer ; quand ils sont faibles ils disent : Il faut laisser à chacun la liberté de penser.
DES APÔTRES. CHAPITRE XXIII. 2l^l
« Assuré par la révélation du Seigneur qu'il » rendrait témoignage de lui dans Rome , Paul » ne doutait point que le complot n'échouât. y> Une vertu moins éclairée s'en serait tenue » là; peut-être aurait-elle pensé que l'inaction -» dans cette circonstance était l'efTet d'une » foi plus parfaite. Le docteur des nations, » dont la foi était à toute épreuve, savait » de plus que les décrets divins s'exécutent y) souvent par des moyens humains ; que de » ne les pas employer lorsqu'ils se préseni) tent , ce serait tenter Dieu, comme ce se- » rait s'en défier que de ne pas croire qu'au i) défaut de ceux-ci , il fera des miracles 3) plutôt que de manquer à sa parole. Paul, » parfaitement instruit de ces vérités, pro- » fita du moyen que la Providence lui of- » frait. » Il appela un des centurions , et lui dit : Menez ce jeune homme au tribun, car il a quelque chose à lui découvrir. Celuici prenant le jeune homme, le mena au tribun, et lui dit : Le prisonnier Paul m'a prié de vous amener ce jeune homme , lequel a quelque chose à vous dire. Le tribun le prenant par la main , se retira à l'écart avec lui , et lui demanda : Qu'avez-vous à m'apprendre? Les Juifs , dit le jeune homme , sont convenus entr'eux de vous prier que demain vous fassiez venir Paul dans le conseil , comm& pour s'instruire plus exactement de son affaire ; mais ne vous y fiez pas , car plus de quarante hommes d'entr'eux lui dressent des
cessernnt ad principes sacerdoliitu , et seiiiores, et dixerunt :
Devolione devovimiis nos ni— hil gustaluros , donec occiilanaos Paiiliim. i5.
JNunc ergo vo« nottiin tacite tribuno cum concilie , ut prodiicat ilJiiin ad vos, tan- «[uam aliquid cerlius cogniturî de eo ; nos vera priiis qiiam appropiet , parati sumus intei ficere illiim 16 Qiiod cum aiu'iisset fi— lius sororis Pauii insidias, venit et intravit in castra , mintiavit— que Paulo.