‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 66 sur 81 · A Ml* I cenl'irioni eus · texte numérisé non relu

A Ml* I cenl'irioni eus

aer; « mais en même tems il lui recommanda » todire eum, et qu'on eût pour lui des ménagemens , et qu'on ^^^^^""^ requiem,

^ ^ ^ <-' \ ^ nec qiieinqiiaai

n'empêchât aucun des siens de lui rendre de s.ns prohiLe-

re miiiistrare ei, ses services. Post aliq,.otau-

Quelques jours après, Félix étant de retour îf?. '^'"^ veniens

.,, , p . , . . . Félix eum Dru-

avec Drusille (2) sa femme , qui était juive , siiia uxore sua ,

quœ eiat Judxa ,

( I ) Ce genre de vie , c'est-à-dire le christianisme. Félix savait au moins que ceux qui le professaient menaient une vie irréprochable.

(2) Drusille était née juive de religion, mais de race iduméenne , puisqu'elle était de la famille des Hérodes. Elle eut pour pèie le premier Agrippa , duquel il est parlé sous le nom d'Hérode au chap. xii, celui qui lit décoller saint Jacques et emprisonner saint Pierre. Drusille avait épousé en premières noces Azisus , roi

rocavit Paulum , et audivit ab eo fîilem, quœ est in Christuin Jesum. 25. Disputante autem iilo de justitia, et castitate , et de judicio futuro , tremefactus Félix respondit :

Quod nunc attinet , vade ; tempoie autem oppoitiino accer-

25o HISTOIRE DES ACTES

manda Paul , et l'entendit parler de la foi en Jésus- Christ. Mais comme Paul parlait de la justice (^i) , de la chasteté et du jugement à venir, Félix épouvanté lui dit : Pour le présent, retirez-vous ; je vous appellerai quand il sera teras. Il espérait aussi que Paul lui donnerait de l'argent ; c'est pourquoi il le faisait venir souvent, et s'entretenait avec lui. Or au bout de deux ans Félix eut pour succes-

d'Émèse. Félix, épris de sa beauté, la fît solliciter de quitter son mari pour se donner à lui. EUe y consentit, et , laissant le roi son époux , elle devint l'adultère d'un affranchL Azisus s'était fait juif pour l'épouser j avec Félix païen , elle fut païenne. Ce fut par curiosité qu'elle désira d'entendre saint Paul , aussi n'en profita-t-elle pas. Suétone a dit de Félix qu'il a^ait été le mari de trois reines : on ignore quelles étaient les deux autres. Drusille périt d'une éruption du mont Vésuve, avec un fils nommé Agrippa qu'elle avait eu de Félix. Cette éruption était la même qui fît jjérir Pline le naturaliste , et ensevelit la ville d'Herculanum.

(i) On reconnaît ici la magnanimité de saint Paul. Sa vie était au pouvoir de Félix, cependant il ose traiter en sa présence les deux points les plus capables de révolter cette âme perverse et ce cœur corrompu, la cbasleté et la justice.

Il aurait fait peu d'impression , s'il s'en était tenu là. La plus belle morale n'est qu'une inutile spéculation, si l'on n'y joint la peinture d'un jugement inévitable, oîi la vertu sera couronnée et le vice puni.

Félix trembla ; c'était pour lui le commencement de la grâce : sa frayeur lui fît imposer silence à Paul j c'en fut la fin.

DES APÔTRES. CHAPITRE XXIV. 25l

seur Portius Festus ; et , voulant faire plaisir aux Juifs, il laissa Paul en prison (i).

(i) Si saint Paul lui avait donné de l'argent, il l'aurait remis en liberté ; et parcequ'il voulait plaire aux Juifs , il le laissa dans les fers. Il fut injuste , et il n'y gagna rien , ni du côté de l'argent , puisque saint Paul ne lui en donna pas , ni du côté des Juifs , qui envoyèrent des députés à Rome pour l'accuser au nom de la nation. Il aurait succombé sans le crédit de son frère Pallas : ces deux hommes étaient deux esclaves, Arcadiens d'origine. Pallas ayant été affranchi par l'empereur Claude , devint , par l'ascendant qu'il eut sur l'esprit de son maître , l'homme le plus accrédité de l'empire. Il ne tarda pas à élever son frère Félix, dont il avait procuré l'affranchissement. Lorsqu'ils eurent fait fortune , ils ne manquèrent pas , selon la coutume , de se dire issus des anciens rois d'Arcadie. Le peuple s'en moqua ; mais le sénat eut la bassesse de reconnaître , par un acte authentique , cette ridicule prétention. Lorsque les grands craignent ou espèrent^ ils sont les plus rampans de tous les hommes.

sam te. 26 Sîtnul et sperans, quoi pc'cunia ei daietur a Paulo ; projiter quod et fréquenter ac— ccrsens eum , loquebaturciim eo.

27. Biennio autem expleto , aocepit successo— rem Félix PortiumFestuna.Volens autem gratiam prœstare Judasis Félix , reliquit Pauium vinctum.

C, XXV. jr. I.

Festus ergo cum venisset in provinciaaj,post triduum ascendit Jerosolymam a Caesarea.a. Adierunlque eum principes sacerdotiiD), et primi Judseorum , ad- Versiis Pauluni :

etrogabanteura.

3. Postulantes gratiam adversus eum , ut juberet perduci eum in Jérusalem , insidias t''r;,knt.iS ut interficerent eum in via. 4- Festusautemrespondit , servari Pauium in Cœsarea : se autem malurius profecturum 5 Qui ergo in vobis , ait, potenles sunt, descendentes simul , si quod est in viro crimen , accusent eum. 6.

Demoratus autem inter eos tliesiion amplius

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