Ibid. XXXIII
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Le matin arrive et le légat attend la reddition de Carcassonne. Ses portes ne s'ouvrent pas ; pas de sentinelles aux créneaux, pas de vedette sur l'atalaya mauresque. La cité est immobile et silencieuse; on eût dit une ville morte. Les croisés soupçonnent une feinte de guerre; ils s'approchent avec défiance, ils arrivent aux portes. Les herses sont abattues; nul bruit vivant dans l'intérieur. Ils enfoncent la porte orientale; ils entrent : la ville est déserte, le château abandonné. Mais des chevaux de . guerre tout armés, des troupeaux de bœufs et de moutons effarés, d'énormes amas de froment et toutes les richesses du pays livrées en proie. Les croisés mettent la ville au pillage et découvrent, blottis dans les caves, un millier d'habitants inoffensifs, effrayés et attendant la mort l.