Gariel. Hist. de Montpellier
dit-il, ne doit pas être gardée à celui qui ne la garde pas à Dieu. Par l'autorité apostolique, vous délierez ses vassaux du serment de fidélité. Que les catholiques s'emparent de ses domaines, qu'ils frappent sa personne. Les mains de tous doivent s'élever contre qui s'élève contre tous1. » Le pape refaisait la conscience du genre humain dans les nuages du Vatican.
Le pontife invite tout l'univers à venger le meurtre de son légat. Il écrit encore à Philippe-Auguste de prendre les armes pour punir l'injure faite à Dieu et protéger l'Eglise contre le tyran et l'ennemi de la foi; d'aller en personne exterminer les hérétiques pires que les Sarrasins; de s'emparer des domaines du comte de Toulouse, et d'y établir des catholiques à la place des cathares. Il écrit aux comtes, barons, chevaliers du royaume de France pour qu'ils s'arment contre les hérétiques du Midi. Il écrit à l'archevêque de Tours et aux évêques de Paris et de Nevers de réconcilier les rois de France et d'Angleterre pour qu'ils marchent ensemble contre les rebelles de l'Albigeois. Il écrit à l'abbé de Cîteaux de consoler l'Eglise de la mort du légat Pierre de Gastelnau, et de prêcher la croisade contre Toulouse, et la Provence. Et sur qui tant de fléaux? — Sur un prince humain, sur un peuple gracieux et chevaleresque, sur une église à' amour et de pureté, qui prêchait le salut universel, convertissait Satan, éteignait l'enfer.
Jamais le Vatican n'avait retenti de tant de ton-