‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 102 sur 292 · Goncil. X, p. 147U · texte numérisé non relu

Goncil. X, p. 147U

au nord. Celte porte, haute, étroite, profonde, coupée- de herses, accède à une cour centrale de cent mètres, à la salle capitulaire et au donjon. Ce donjon surplombe au sud, de quatre-vingts mètres, le cours du Dadou, un torrent de montagnes, qui le sépare de son hameau perdu dans son ravin. C'est le magnifique manoir des Boissezon, vassaux favoris du roi d'Aragon, qui tous les ans, le jour de Notre-Dame d'août, envoyait à Tévêque, en signe de son vasselage royal, le don d'un épervier de chasse armé et chaperonné. Les Boissezon étaient suspects d'hérésie; le catharisme revivait sur leurs terres des cendres du culte héliaque, et le manoir superbe en conservait une sorte de rayon fatidique

A l'appel de l'évêque d'Albi répondirent Pons d'Arsac, archevêque de Narbonne; les évêques Aldebert de Nîmes, Gosselin de Lodève, Guillaume d'Agde, Gérard de Toulouse, et huit abbés. De ces chefs d'abbaye, quatre étaient de son diocèse: Roger de Castres, Henri de Gaillac, Pierre d'Ardorel et de Candeil. Les quatre autres étaient : Ramon de Saint- Pons, Alphonse de Fonfrède, Ramon de Saint- Guilhem et Pierre de Cendras, près de Nîmes. Avec ces prélats vinrent les prévôts des cathédrales de Toulouse et d'Albi, les archidiacres de Narbonne et dAgde, et une multitude d'ecclésiastiques du Midi. Puis enfin plusieurs princes séculiers : Constance, sœur du roi Louis VII et femme de Ramon V, com-

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