‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 103 sur 292 · M. le pasteur Belluc (le Etéalmont · texte numérisé non relu

M. le pasteur Belluc (le Etéalmont

tesse de Toulouse; Ramon Trencabel, comte de Carcassonne et vicomte d'Albi; Sicard, vicomte de Lautrec, et Isarn de Dorna, et une foule innombrable de chevaliers, et de bourgeois, et de peuple avide d'assister au synode. L'assemblée eut donc lieu dans le château, seul digne d'héberger tant d'illustres hôtes, et l'autel d'Ilhumber était, il semble, le socle naturel de la chaire du Paraclet.

Sous la haute dignité du primat de Septimànie, l'évêque d'Albi présidait,, comme diocésain. Mais, prélat belliqueux, il voulut descendre parmi les tenants du tournoi. Les champions désignés furent donc les évêques d'Albi et de Lodève, les abbés de Castres, de Gandeil et d'Ardorel, et un prêtre nommé Arnauld de Bebens. Les Bonshommes furent appelés ; leur chef se nommait Olivier. C'est un nom chevaleresque ; cependant, on assure que ces hérétiques n'étaient que de simples villageois4. .

Au nom de l'évêque d'Albi, l'évêque de Lodève, son délégué, commence l'interrogatoire. Il leur demande s'ils admettaient l'Ancien Testament. Ils répondirent qu'ils n'acceptaient que le Nouveau. « Exposez votre foi. — Nous ne le ferons que contraints. » L'évêque alors les interrogea sur les sacrements. Sur le baptême des enfants, ils refusèrent de s'expliquer, s'en référant à l'Evangile. Sur V Eucharistie, ils dirent que celui qui communiait dignement était sauvé et que tout homme de bien, clerc ou laïque, pouvait consacrer le pain et le vin. Sur le mariage, ils affirmèrent que l'acte conjugal était un

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