En 1269, Pons d'Avignonet fut capitoul
identiques). Ils furent nommés diviseurs et mesureurs, chargés de fixer les limites des diocèses et dé distribuer les aumônes aux indigents. C'étaient des prud'hommes diaconaux.
Carcassonne élut pour conseillers Guilhem Morel, Bertran Cathala, Bernard et Pierre de Calimas, Ramon Pons, Bertrand del Moli1, Marti de la Sala et Ramon Guibert. Ils décidèrent que l'évêché de Carcassonne fût délimité de celui de Toulouse, et celui-ci de l'archevêché de Narbonne, en deux endroits. Une ligne divisoire descendant de la montagne Noire, partant de Saint-Pons, et passant entre les châteaux d'Hautpoul et de Cab-Aret, entre Saissac et Verdun, et gagnant vers Montréal et Faujaus, depuis la sortie du Rasez jusqu'à Lérida, tirant vers la mer, sépara l'évêché de Toulouse de celui de Narbonne qui s'étendait jusqu'à la - Méditerranée. Les arbitres furent Bernard de Ramondi, Guilhem Garcia, Ramon de Baunhac, Guilhabert de Bonvillar, Bertran Cathala, Georges et Pierre de Calimas, Ramon Pons, Bernard del Moli , Martin de la Sala et Ramon Guibert ; et tous ensemble chargèrent Ermengaud de Forest de dresser la carte de l'Église de Carcassonne. Et il en fut ainsi 2,
On remarquera que les conseillers et arbitres de
1. En 1152, Bernardus Molendinus était capitoul. En 1203, un autre Bernard delMoli. —Du Mège, hist. de Toul., 1. 24et25.
2. Archiv. de Narbonne. — Percin, Monum, Gonv. Tolos. Notœ ad concil, 1 et Seq.
Garcassonne sont plus nombreux que ceux de Toulouse ; plusieurs noms des prud'hommes de la grande métropole sont évidemment perdus, et Ton ne peut s'empêcher de croire que dans leur nombre figurait celui de Pierre de Maurand, que nous verrons bientôt, l'Etienne et le Proto-martyr du catharisme toulousain. Mais c'étaient les barons de la ville et du Capitole ; derrière se tenait le comte. C'est à Nicétas qu'il faut rapporter aussi l'établissement du" rituel johannite d'Orient. Nicétas avait expressément mission d'installer la forme liturgique des sept Églises d'Asie. Lui seul avait assez d'autorité pour l'imposer aux Aquitains. Étranger à la pompe greco-romaine, le culte cathare est évidemment antérieur à l'époque de Constantin ; la simplicité en est véritablement apostolique. 11 se composait d'une invocation, d'une confession laïque et collective, des péchés, de l'absolution donnée par l'officiant, d'une lecture et d'une paraphrase d'un chapitre de saint Jean, de l'oraison , dominicale et de la bénédiction. Le tout en langue romane, dramatisée en dialogue, entrecoupée de génuflexions à la manière des Orientaux, avec une sorte de mélopée, mais sans musique, ce qui est encore une preuve de son antiquité, car le chant, d'origine juive ou païenne, ne fut introduit que sous saint Ambroise (388) dans l'Église impériale d'Occident. C'est le culte grec primitif. L'office se nommait le sermon, car dans ce culte de l'Esprit, le Verbe remplaçait le sacrifice, et le consolament était son Eucharistie l.