‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 119 sur 292 · Inquisition de Toul. et de Garcas · texte numérisé non relu

Inquisition de Toul. et de Garcas

C'est au synode de Caraman, et entre les mains de Nicétas que plusieurs grands barons du Midi, les Blasco, les Bélissen de Mirepois, les Guilhabert de Castres, firent l'oblation de leurs enfants à l'église du Paraclet. Les princes entraînèrent les troubadours : ces poètes étaient aussi des Réformateurs. La rénovation du langage implique la rénovation de l'esprit. Instinctivement, ils étaient ennemis du latin et des clercs latiniers ; ils se déclareront pour l'Aquitaine, l'albigisme, le valdisme, et toute liberté contre Rome. A leur tête, nous devons signaler le grand maître oV amour.

Arnauld d'Aniel était natif de Ribérac dans le Périgord ; il était noble, riche et lettré ; il avait écrit en latin avant de chanter et de légiférer en roman, car il était docteur bien plus que poète, savant bien plus qu'inspiré. C'était un gymnasiarque poétique; il posait des règles, inventait des rythmes, des strophes; il mettait des martingales au jeune Pégase aquitain. Pierre d'Auvergne prétendait que ses vers ne valaient rien; mais le jeune législateur triompha., il monta sur le trône des chants ; il devint le Ronsard du douzième siècle et l'Aristote incontesté des Pâmasses méridionaux.

Arnauld avait probablement connu Pons, l'hérésiarque du Périgord; il composa un traité en vers intitulé les Fantomarias oVel paganisme1. C'était évidemment une satire contre le catholicisme du

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