‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 255 sur 292 · n<xv ta (Plotin). — Ilav 7r^uL».a (Origène · texte numérisé non relu

n<xv ta (Plotin). — Ilav 7r^uL».a (Origène

visibles? — Non, répondirent les cathares, Dens non fecit visibilia, quia nonsunt1. En d'autres termes , le plan du monde conçu parfait par le Verbe, n'a été réalisé qu'imparfait dans la matière par Satan. Sans la limite, par laquelle il confine un néant, l'univers illimité serait Dieu. De là l'origine du mal dans l'univers. La création, au lieu d'être une gloire, est une déchéance, une maladie, une mort de Dieu. Le monde, loin d'être son trône, est plutôt son sépulcre. Et c'est en ceci que le calharisme se distinguait de la philosophie alexandrine qui voyait dans la création comme une irradiation de Dieu. (J. Simon, École d'Alexandrie.)

Mais la production de l'univers, qu'est-elle? D'après les catholiques, une création. Dieu, disaientils, l'a tiré du néant. — Le néant n'est rien, répondaient les cathares. Dieu a tiré le monde de sa propre substance comme le ver tire la soie dont il file son tombeau. Loin d'être monté du néant à l'être, le monde esUtombé de l'être au néant. Ce monde n'est pas une création, mais une formation, une émanation : il est émané de Dieu2. Sur ce point, les cathares eussent eu plus tard l'appui de Thomas d'Aquin^ le plus grand théologien du moyen âge. — La création, disait-il, est un fait de croyance, mais non de démonstration: Credibile sed non demonstrabile. Et Thomas n'exprimait que cette

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