Confessions, 1. IV
2. Les Albigeois lisaient beaucoup J. Erigène. — Ilept Quatu;;
Nicée. D'après Origène, les âmes sont des anges inférieurs, créés avant l'univers, bannis du ciel sur la terre, de sorte que la naissance de l'homme était la chute d'un ange. D'après Tertullien, les âmes se transmettaient avec le sang par le moyen de la génération. D'après les orthodoxes, Dieu les créait et les unissait au corps, dans le sein maternel. Le matérialisme de Tertullien était abandonné. Les docteurs de l'Occident s'étaient généralement rangés à l'opinion orthodoxe : mais le système d'Origène qui était la grande tradition antique, était soutenu par les cathares1. Us faisaient de l'âme humaine un souffle de Dieu, tandis que les catholiques n'y voyaient qu'une créature tirée du néant. Les cathares sont ici plus près de la Bible qui vivifie Adam d'une haleine de Jéhova. Ainsi les anges et les âmes consubstantiels à Dieu sont, comme le monde, à divers degrés, des émanations de Dieu, mais des émanations distinctes et indépendantes.
Le monde antique s'est écrié, comme le poète moderne :
Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ? L'insensible néant a-t-il demandé l'être - ?
A cette question douloureuse de Job, de Sirah, de Phocylide, des chantres éplorés de tous les temps, les cathares répondaient : Il y eut uue grande bataille dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, et le Dragon et les anges contre