‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 27 sur 292 · Vital, moine du xne siècle, biograghie de saint Bertran · texte numérisé non relu

Vital, moine du xne siècle, biograghie de saint Bertran

vrais évêques inpartibus vivant dans leurs villages de bercails, Valcabrère, Tibiran, Barbazan. Enfin Bertran de Sélio, cousin des rois de France et des comtes de Toulouse, y fut nommé. Il était le 19e évêque de Gommenge l.

Les fils d'Aznar avaient repris possession de la montagne romaine. Le castellum renaquit en donjon féodal. Lugdunum devint la capitale des comtes. De là, ils gardaient les montagnes et dominaient les plaines. L'évêque, par tradition autant que par sécurité, résolut de refaire rétablissement impérial, de remonter la cathédrale à l'ombre du palais, comme au temps des Césars. Le prince y consentit. L'évêque bâtit sur ce sommet une église, un cloître, une enceinte munie de tours. La basilique se réfugiait sous les ailes de la forteresse. Un pont, jeté sur un ravin de roc, conduisait à la ville renaissante qui se tordait, s'accrochait, se suspendait parmi les précipices, sur les déclivités abruptes de la montagne. Bertran, ou plutôt son peuple reconnaissant, donna son nom à la cité qu'il construisit pendant cinquante ans d'épiscopat et qu'il ne put évidemment terminer qu'avec le concours de ses parents, les comtes de Toulouse et les rois de France. Ainsi en moins d'un siècle la cathédrale avait dévoré le palais, l'évêque avait absorbé le comte ; la ville portait le nom de Bertran. Bertran était canonisé, Bernard II était spolié, le prince, dépossédé de sa montagne ibéro-

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