‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 9 sur 292 · Histoire de Vigilance · texte numérisé non relu

Histoire de Vigilance

2. Aurel. Prud. carm. L'Église généreuse du Christ ennoblit les hommes ! Qui le sert est vraiment noble !

XII PRÉLIMINAIRES

Jaounas1 cantabres de Toulouse, luttent contre Charleniagne, vainquent à Roncevaux, et empêchent pendant cinq cents ans les évêques carlovingiens de s'établir au pied des Pyrénées 2. Il y eut donc une guerre des Albigeois contre le César gallo-romain. En l'an 1000, elles existent encore et figurent le priscillianisme sur les bûchers d'Orléans avec Lisois (1008), le vigilantianisme avec Gandolfe au synode d'Arras (1025). Leurs chefs paraissent toujours par couples : Vigilance et Priscillien, Gandolfe et Lisois, et plus tard Valdo et Nicétas. Ils ne sont unis quê dans la guerre ; ils conservent leurs généalogies. L'un vient de Pathmos, l'autre jaillit de Jérusalem. Tous les deux sont unanimes contre Rome. Ce sont deux fleuves distincts et fraternels , deux sources congénères de la Réformation du xvie siècle. Ainsi l'Eu* phrate et le Tigre descendent des mêmes montagnes, se mêlent dans un lit immense, et comme à leur berceau, se séparent encore, pour multiplier la fertilité, près de leur tombeau, et se perdent l'un dans les sables d'or de Havila, l'autre parmi les perles de l'océan Indien.

Au xe siècle, l'albigéisme oriental, reçut un affluent arménien, mais moins dualiste encore que l'alexandrin. C'était un rameau viril et belliqueux du manéisme scythe. Cent mille avaient péri par les persécutions de l'impératrice Théodora. lis s'insurgèrent enfin sous le commandement de Pablos, une sorte de

Page 1