‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 116 sur 506 · Math. Paris. Jacques de Vitry · texte numérisé non relu

Math. Paris. Jacques de Vitry

Le "grand et habile pontife prit le parti de l'Université, blâma r^yêque, et tança le roi. Il dit au jeune Louis IX : « Le royaume de France se distingue depuis longtemps par les trois vertus qu'on attribue par appropriation aux trois personnes de la sainte Trinité : savoir la Puissance, la Sagesse etla Bonté. Il est puissant par la valeur de sa noblesse, sage par la science du clergé, bon par la clémence des princes. » Et il invitait le monarque à ne pas retrancher de cette Trinité la vertu du milieu, la sagesse sans laquelle les deux autres ne peuvent subsister * . Mais lui-même tuait la troisième vertu, Taraour, et excitait le jeune roi à tordre perfidement le cou à la colombe du Paraclet. Rome transige avec la science, mais extermine les religions rivales ; elle patronne les philosophes scolastiques, et fait brûler les évêques cathares. C'est pendant ce tumulte des écoles que se conclut la paix de Paris. Le pontife ordonna probablement au légat de retenir les professeurs fugitifs, et d'en embaucher pour la réorganisation de l'université catholique de Toulouse. Le légat Romain et l'évêque Foulques, trop impopulaires, chargèrent de cette négociation, leur diplomate habi. tuel, l'abbé de Qrandselve. L'habile cénobite réussit à recruter quatorze maîtres, des seconds pour la renommée, mais des premiers par la suffisance et l'emphase pédantesque, et probablement originaires du Midi, où ils consentirent à suivre le cardinal. Le légat s'avançait, comme un sombre orage, au milieu de cette nuée de pèlerins auxquels il avait pro-

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