LIVRE DEUXIÈME
confréries catholiques de Toulouse, entraîna le comte à la démolition des places fortes. Ces hordes étrangères et fanatiques se ruèrent contre ces murs Ténérables, victorieux des Maure s et des croisades, contre ces derniers asiles de Tindépendance romane. Trente villes durent être démantelées dans le cours de cet hiver (1230), et leurs décombres roi^èrent pêle-mêle sur les rampes des montagnes dont leurs enceintes crénelées couronnaient la cime comme des corbeilles de civilisation chevaleresque, de liberté consulaire, et de foi léoniste et cathare. Faisons le dénombrement de ces cités héroïques, car elles aussi furent des martyres ' .
Agen a prouvé son patriotisme par la déclaration de son conseil communal jurant de ne pactiser jamais ni avec le roi de France ni avec le pape de Rome. Avignonet est comme la métropole de l'Aibigisme du Lauragais qui s'illustrera bientôt par le massacre des inquisiteurs.LaBessède est le bourg du chevalier Pagan qui bientôt sera martyr, après son peuple massacré par Vévéque des Diables. Cassagnol fut'assiégé et saccagé deux fois par {^ontfort. Castelnaudari eut aussi plusieurs sièges et vit les batailles de Montjoire et de Saint-Martin-des- Bordes. Castelsarrazin a contre lui, outre la valeur de ses habitants, leur cri de fidélité tragique : Nous numgeroHS, s'il le faut^ nos enfants ! Condom est la capitale de TAlbigisme appelé en Gascogne l'hérésie con^ dmane. Fanjaus, longtemps le séjour de Guilhabert de Castres, est l'ennemi de l'ordre dominicain