‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 128 sur 506 · LIVRE DEUXIÈME Îl · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME Îl

palpitante dans ses griffes sa triste conquête albl geoise*.

Simon, le plus jeune fils de Gui de Montfort et de Béatrix ou Brianda de Monteil-Adhemar, veuve de Lambert de Croissy ou de Turey, eut avec sa 'mère ]e château et le territoire de Lombers, au nord de Castres. Lombers, ancien autel du Dieu IlOmber, sous le nom duquel les Ibères adoraient le soleil, était une métropole du Paraclet, et là comme à Lombrive, à Lavelanet, à Fanjaus, le culte de l'esprit s'était rallumé des cendres d'une religion héliaque. On voit encore, sur son rocher escarpé, les ruines de son château illustré par les poètes, les cours d'amour, et surtout par le synode où, quelque temps avant la croisade, le catharisme et le catiiolicisme se mesurèrent en présence- de l'évéque d'Albi, du légat pontifical et. des princes méri* dionaux, juges et tenants du tournoi théologique. L'hérésie, comme de raison, fut vaincue, et la condamnation fut bientôt suivie de la conquête du poétique et chevaleresque manoir sur Bernard de Boissezon. Simon comme Bernard le tint en fief du roi d'Aragon. Don Pedro II remplit ces forêts de ^68 chasses et de ses amours avant d'aller héroïquement périr â Muret. Ce vaillant prince s'indignait sans doute de subir, comme baron de Lombers, la suzeraineté sacerdotale de l'évêque d'Albi. La guerre cathare l'avait délivré de l'humiliant hommage qu'il lui faisait tous les ans, le jour de l'Assomption de la sainte Vierge, d'un épervier

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