‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 137 sur 506 · Cône., t. XI. — Mss de Tinq. de Carcas · texte numérisé non relu

Cône., t. XI. — Mss de Tinq. de Carcas

et la langue vulgaire, elle emprisonne le Verbe chrétien dans le cadavre putréfié de la langue latine, son sépulcre.

Le concile, outre les canons religieux, en rendit d'autres purement civils : défense de relever les murailles abattues, de construire de nouvelles forteresses, de faire ligues ni conjurations; ordre de maintenir les immunités des églises et des monastè^ Tes, de s'unir contre les ennemis de la foi, et notamment (si quinze jours après respiration de la trêve accordée, ces châtelains récalcitrants ne se soumettaientpas) de marcher contre Guilhem de Pierre- Pertuse, et les fils de Gérald d'Aniort. Ceux-ci s'étaient renfermés dans leurs manoirs pyrénéens delà Cerdagne, et l'autre dans son donjon construit sur des rochers taillés à pic, et dont l'unique accès est une grotte sauvage semblable à une tanière de' lion *.

C'est donc au concile de Toulouse qu'il faut attri- . buer l'établissement fixe et permanent de l'inquisition. Elle était, on le voit, à sa naissance, ce qu'elle demeura toujours, d'une nature hybride, à la fois sacerdotale et royale, un monstre à deux têtes.

L'université catholique, fille de la même mère, avait la même nature bicéphale. Après le manifeste foudroyant de l'inquisition, l'université lança coup sur coup son programme moins terrible, mais non moins retentissant, urbi et orhi '.

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