M. le doct. F. Garrigou
tmit î Ne périront-elles pas submergées par un ouragan de haine, sous un déluge de sang ? Six siècles passeront, et une science aride, fouillant ces crjrptes sépulcrales, retrouvera, sans les reconnaitre, les ossements- infortunés des saintes Cathares, mêlés aux carcasses des bêtes sauvages qui les ont rongées : ceux du chien fidèle qui gardait leur grotte, du coq qui chantait le réveil de l'aube, des colombes, des perdrix compagnes de leur solitude, du poisson leur aliment habituel, les cendres de leur foyer, des débris de vases, des ustensiles, des amulettes. Parmi ces dernières reliques^ une surtout éclaire d'un jour inattendu, par son ingénieux symbolisme, le mystère de ces nécropoles. Cest un poisson gravé sur un humérus d'oiseau déterré dans une des grottes de Bruniquel. Le poisson est l'emblème du christ cathare et son nom grec formait l'anagramme du Fils de Dieu. Sculptée sur l'aile d'une aigle, cette figure exprime évidemment Talliance de l'église Johannite et de la maison féo* dale de Penne. Tout indique, dans cette amulette, un joyau mystique et funèbre de la grande archidiaconesse de l'Aveyron *.
1. Les paléontologues réclament cette relique comme un de&sinde V Homme primitif qui, probablement, cultivait peu le symbolisme religieux. M. F. Garrigou, Bruniquel.