‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 170 sur 506 · Du Mége, Proullle; Doat, Montségur · texte numérisé non relu

Du Mége, Proullle; Doat, Montségur

2. Ripa-Léonis vel Alionis. Les Ibères devaient avoir une tribu du Lion. De là les noms de Aleo (ad leonem) Malleo (Malus Léo) Montaléo (Mons-leonis), etc.

cathare des fiU de Bélissen. Il unissait deux races de héros et de troubadours *. Ce fils de la vieillesse de Hamon-Roger, élevé, selon les mœurs féodales, parmi ses enfants légitimes, et par sa propre épouse, la bonne comtesse Philippa, et par sa docte sœur, la brillante vicomtesse Esclarmonde, dans l6s tours de Foix et au castellar de Pamiers, retint dans son cœur le sang magnanime de ses aïeux et le lait doctrinal de ses pieuses marraines, deux mères de Téglise du Paraclet. Il le montra bien, lorsqu'à Tâge de quinze ans il accompagna son père contre les bandes féroces de la croisade. Le puissant comte s'élançait aux batailles, vieux et vénérable, avec ses deux fils à ses côtés, ses émules chevaleresques : Roger-Bernard, son magnanime héritier, d'un âge déjà mûr, et Loup, son vaillant bâtard, presque enfant encore. Loup combattit pendant vingt ans sur tous les champs de guerre de la foi cathare et de la patrie romane. Sa valeur ne put les sauver; mais il leur resta fidèle dans leur infortune. Le noble guerrier se dérobait comme un enfant pour écouter avec les pâtres la parole des ministres proscrits dans les bois et les n)cher8. Et bientôt môme il abjura, aux pieds de Gaillabert de Castres, dans la vaste grotte d'Ornolâc, au-dessus de Foix •.

Simon de Montfort, au commencement de la croisade, avait partagé, entre ses lieutenants, les immenses domaines des fils de Bélissen , situés sur les

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