‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 169 sur 506 · Doat · texte numérisé non relu

Doat

rel, qui se retirèrent sur les terres des comtes de Foix et devinrent faidits des forêts *.

Tels sont les grand rameaux masculins de l'antique maison ibéro-gothique de Bélissen-Mirepois. La plus illustre des branches féminines était celle de Durban, alliée à la race comtale de Foix. Le grand comte, Ramon-Roger, à peine âgé de cinquante ans quand la pieuse comtesse Philippa de Montcade se retira au château de Dun dans les austérités de la perfection cathare, eut d'une mère inconnue et d'une union morganatique deux enfants tardifs, Loup et Esclarmonde, nés probablement au château des Salenques, dans la ravissante vallée des Bordeâ, dont la partie occidentale leur fut donnée, par le comte leur père, en fief patrimonial. Le ruisseau de Brilles ou des Liserons divisait leur héritage : Esclarmonde eut au levant le domaine qu'elle porta dans la maison de So, et le hameau qui, de cette alliance, reçut le nom de Reb-Alion ou rivage d'Alion *.

Loup garda au couchant, les Salenques, son berceau, avec le hameau des Manses, et les métairies de Telh, de Faurous et de Balaguer. Loup épousa une tille de l'antique et valeureuse maison de Durban, dont on voit encore l'immense manoir en ruines sur d'âpres rochers, au sud du Mas-d'Azil, et, par cette illustre alliaace, entra dans la tribu

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