‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 18 sur 506 · Guilh. deTudella · texte numérisé non relu

Guilh. deTudella

INTRODUCTION 3i

produisit, môme parmi les vainqueurs, car il n'existait plus de vaincus, un frémissement d'horreur. Douze ans aprèi;, les orphelins de Lavaur, s'il en survivait, et les fils d'Impéria durent rouvrir ce puits tragique. Ils en retirèrent le squelette de cette martyre; ses chairs et l'enfant qu'elle portait dans son ventre avaient, hélas I été rongés par les lézards et les reptiles voraces de la piscine verdàtre, oomplices de ces féroces pèlerins. Ainsi périt la noble, la sainte , l'héroïque Géralda de Laurac. D'autres morts ne furent jamais retrouvés : de ce nombre, Philippa de Montcade, comtesse de Foix, et sa belle -sœur Esclarmonde de Foix, la grande vicomtesse de Gimoez, la sibylle des guerres romanes, et qui semble avoir disparu, comme Élie, dont elle eut l'intelligence prophétique, dans un tourbillon de feu. Toutefois, nous pensons que ces deux princesses n'étaient que mortes au monde et vivaient encore, mais uniquement pour Dieu, dans une caverne inconnue des Pyrénées.

Nous décorons le portique de cette histoire des statues équestres de ces trois princes pyrénéens. Nous sculptons le grand Roger-Bernard, comte de Foix, roiivier de la patrie romane, le paladin du Paraclet, ayant à ses côtés Ramon VII de Toulouse, et Ramon-Roger II de Garcassonne, ses pupilles et ses suzerains, tous les trois en heaume et en cotte de mailles trélissées ^, avec leur longue épée de Ségovie, et sur leurs chevaux de bataille : groupe

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