‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 189 sur 506 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Ainsi se relevait, porté par son peuple, le comte de Toulouse, et se reformait la tête du parti national dont le comte de Foix demeurait le bras et répée. Ramon, pour s'attacher plus étroitement encore le héros pyrénéen, lui restitua Saverdun et loi céda tous ses droits sur les châteaux de Palhers, de Pereille et d'Alzen, de Castelverdun, de Rabat et de Quier, pour lesquels, ainsi que pour la terre de Saint-Félix, il reçut Thommage du comte de Foix. Le Midi, comme un serpent coupé par répée de la France, cherchait à renouer ses tronçons, à rassembler ses membres épars. Ramon Vil, en s'attachant Roger-Bernard , ralliait lo ute une tribu de princes de montagne, car les comtes de Foix, de Commenges, de Couserans, de Palhars, de Carcassonne et même de Barcelone, ne formaient qu'un seul faisceau de branches consanguines, ayant toutes les mêmes armes, d'or à trois et quatre pals de gueules * . Un seul de ces princes romans, Amène, yicomte de Narbonne, d'origine espagnole, était distinct par la race comme par la politique; il s'était montré flottant, indécis, suivant la fortune, entre le pays et l'étranger, le Midi et le Nord. Depuis un demi-siècle, Narbonne inclinait vers la France ; Narbonne avait fléchi devant la croisade. Le vicomte Améric s'était rendu à la rencontre du légat Arnauld-Amalric, tout fumant du massacre de Béziers. Plus tard, il avait épousé une Française, Marguerite de Marly, cotlsine de Montfort, qui le rattacha aux conquérants. Mais les

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