‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 199 sur 506 · LIVRE QUATflIÉME M · texte numérisé non relu

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chevèrent, ea se mêlant, malgré leur horreur du sang, aux dernières et décisives batailles. Ainsi Taipcus sans eux lorsque, n'étant plus catholiques, ils n'osaient pas se déclarer albigeois, les princes furent vainqueurs par eux, lorsqu'ils se déclarèrent franchement les champions de l'Église du Paraclet. Le patriarche Guilhabert rentrée dans Toulouse où Ramon de Pérelha ramena sans doute le sacerdoce deMontségur. Toutefois nous ne voyons pas ce che- Talier, à côté des comtes de Foix, ni dans les murs de Toulouse où périt Montfort, ni stir le champ de bataille de Baziége, ni au dernier siège deCastelnaadari. Il était probablement remonté à Montségur pour garder les vieillards, les femmes, les enfants, les berceaux et les tombes de la montagne sainte : cette mission pieuse convenait à son hé^ roisme en quelque sorte sacerdotal. Enfin, le comte Ramon-Roger, après douze ans d'exil, rétablit dans leurs foyers, les faïdits victorieux. Mais ô joie et amertume de la victoire I Le vieux comte de Foix périt en rétablissant dans Mirepois les fils de Bélissen, et Pierre-Roger leur chef succomba quelques jours après en ramenant son frère Isarn dans son manoir de Fanjaus. Cette ironie du sort était une grâce mystérieuse du ciel. Ils mourrûent dans Tifresse du triomphe et dans l'illusion de la renaissance de la patrie romane. Heureux ceux qui se couchèrent alors dans leurs sépulcres glorieux I Ils ne furent pas expulsés de nouveau des champs et des toits paternels, et rejetés pour toujours dans l'exil, le désert et la mort. Cette douleur suprême était réservée au seigneur de Montségur. 11 était rentré

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daqs ses châteaux de Pérelka, la Roca, Lavelanet, inceadiés et à demi détruits par la guerre. Mais le roi de France vint bientôt ressaisir Pamiers, et rétablir Gui de Lévis dans les tours de Mirepois. Après avoir de nouveau dépossédé les Bélissen, le maréchal de la croisade essaya sans doute aussi de reconquérir les terres du seigneur de Montségar, qui lui avaient été données par Montfort. Ramon. de Pérelha dut combattre pour la conservation de ses foyers. Il rouvrit ses bourgs à tous les faidits ; avec leur secours il parvint à s'y maintenir encore deux ou trois ans; il y offrit un asile assuré aux Amis de Dieu. Le pays d'Olmès vit encore fleurir en liberté l'église du Paraclet. Mais enfin le traité de Paris les dépouilla pour toujours. Le maréchal, aidé des Français, s'empara de la Roca, de Lavelanet, des bourgs, de la plaine ; mais il n'osa suivre le chef des faidits sur le Thabor.

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