Avese, Âvesol, Avesola, dans le Chercorb, entre Li
mous et Ghalabre. Doat, déposition du comte Roger Bernard
de Foix.
3dO LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION
droite de l'Ers jusqu'à sa jonction avec TAriége '. C'est pour éviter la rencontre de Gui de Lévis et du sénéchal de Carcassonne qu'ils venaient, par un si long détour vers l'ouest, chercher les terres hospita* Hères du comte de Foix. Ces barons faidits marchaient en ordre et en harnais de combat,'protégeaii t , de leur lance et de leur amour, ces évêques courbés par l'âge et par les tribulations sur leurs haquenées pacifiques, dirigeant eux-môme les montures indécises dans des chemins inconnus, leur tenant la bride ou l'étrier avec un respect filial et les escortant comme les Pères infortunés de la religion et de la patrie romane. Dès qu'ils arrivèrent, le vieux. Guilhabert à leur tête, au Pas de las Portas, les chevaliers pyrénéens qui les attendaient, tombèrent aux pieds de l'évoque de Toulouse. L'évêque leur donna sa bénédiction, selon l'usage, et leur apprit sans doute les cruautés de l'inquisition, dont le pape allait investir les Dominicains, pour que le redoutable tribunal dépendît uniquementde Rome, et reçût exclusivement son impulsion du Vatican* Voilà pourquoi le patriarche albigeois, 'comme un berger fugitif dont la bête féroce dévaste les bercails, remontait • une seconde fois, pour rassembler les débris de ses troupeaux, sur les montagnes du Thabor.
Guilhabert était accompagné de Tento, Joan Canabidor, Bernard de la Motta, Vigoros de Bocona, Agulher, Marti, Polha, et d'une trentaine
1. Ils suivaient le Chemin Narlnmnais^ c'est à dire la voie romaine qui le long de TËrs, de TAriége, et de la Garonne conduisait de Narbonne à Toulouse.