‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 231 sur 506 · LIVRE GliNQUIËtfC · texte numérisé non relu

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d'eux aussi : qu'ils étaient des uUra-chrétiens ^ . Ils n'étaient pourtant pas marcionites» enfants égarés de saint Paul. Ils n'étaient pas davantage manichéens, ou ne Tétaient, comme tous les gnostiques, qae comme adorateurs du Mani, ou Saint-Esprit, et non comme sectateurs de l'hérésiarque persan qui se prétendait le messie du Paraclet. Qu'étaientils donc? Une réforme, à ce qu'il semble, une épuration encore 'plus mystique, une idéalisation du gnosticisme universel. Rejetant toutes les formes» Éons, Âpraxas, Diagrammes, fables astronomiques, ils ne conservaient que le culte vierge de l'Esprit. Êtaient-ils chrétiens ? Ils se disaient les disciples de saint Jean, et. les descendants des sept Églises d'Asie auxquelles le prophète de Pathmos adressa son Apocalypse *. Ils prétendaient donc être de la plus haute race évangélique, de la plus docte et lumineuse filiation chrétienne. C'est ce qu'exprime le mot de gnostique, orthodoxe encore au II* siècle, du moins à Alexandrie et en Orient, et synonyme d'un christianisme spéculatif et transcendental , opposé au christianisme vulgaire , traditionnel et catholique ^. Gnosticisme parait être dès l'origine l'antiphrase dédaigneuse de catholicisme, et c'est contre ce christianisme légendaire , que les docteurs orientaux invoquèrent l'autorité des éyangiles, et réunirent les éléments du canon apostolique. Les gnostiques se montrèrent donc scriptoraires, mais ils élaguèrent largement les évangiles

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