‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 257 sur 506 · LIVRE aNQUlËME · texte numérisé non relu

LIVRE aNQUlËME

rhumble servante de Sant-Paoulet. Tout était confondu et nivelé par Tesprit, le malheur et le désert. Ces diaconesses sortaient fréquemment de leur roche agreste et de leur solitude sauvage. De jour et de nuit, elles se rendaient à cheval, et sous la garde de chevaliers, partout où les réclamait le vœu des malades et des mourants, administrant aux premiers, medjesses ^ , des soins et des remèdes, et aux seconds, prétresses, le dernier breuvage, le cordial souverain, le consolament. La plus active de ces diaconesses est la jeune India de File |de Fanjaus : son nom nous permet de supposer qu'elle avait pour marraine India de Toulouse, fille du comte Ramon YI, épouse de Jordan II de l'Ile, et bru d'Esclarmonde de Foix ; et que sa maison était une branche, transplantée en Lauragais, de la grande souche chevaleresque de llle de Gascogne, et des vicomtes de Gimoez. Amazone de charité, l'aventureuse India, chevauchait infatigable dans tous les alentours de Montségur , habituellement escortée par son vaillant frère, le chevalier Guilhem de l'Ile, etpar l'héroïque Loup de Foix. Pourtant, la plupart de ces diaconesses vivaient sédentaires , surveillaient les enfants, soignaient les vieillards et les infirmes , travaillaient en commun dans des oavroirs, filaient le lin et la laine, faisaient des tissus, façonnaient des vêtements, cueillaient, séchaient les herbes médicinales, préparaient des sucs, des cordiaux avec le miel des rochers, les fruits sauvages du nerprun, du cornouiller, de l'épine

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