‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 29 sur 506 · Elaynouard, Troubadours · texte numérisé non relu

Elaynouard, Troubadours

lion de Montfort et la louve de Rome, toute cette épopée du Paraclet. C'était dans la paix et dans l'allégresse des fêtes patriotiques, comme un dernier retentissement des guerres , et le murmure expirant des batailles. On chantait dans les deuils ; on dansait sur des ruines ; ainsi des oiseaux s'égaient sous un ciel où siffle encore un dernier souffle de tempête.

Les princes, les cités, s'unissaient sur ce sol tremblant, cherchaient à se fortifier par des alliances contre les menaces de Tayenir. L'horizon était encore sombrement chargé, du côté de Paris et de Rome. Cette année, remplie de tant de négociations et d'inquiétudes, s'ouvre et se ferme par d'illustres mariages chevaleresques. Le comte de Foix accorda sa sœur à son cousin Bernard VI, héritier de Gommenges *. Roger espérait évidemment par cette union s'attacher plus étroitement ce faible prince, et relier plus solidement en faisceau toutes les branches de sa maison qui, depuis l'Aude jusqu'à l'Adour, régnerait compacte sur le plus haut et neigeux massif central des Pyrénées. L'Infante s'appelait Sézélia ou Cécile, comme sa tante et sa marraine la vicomtesse de Conserans dont elle partageait la foi probablement, et qui était Vaudoise. Le comte donna à Sézélia une dot de 1 7,000 sols toulousains, bons^ doubles et larges^ que Bernard assigna sur le territoire de Muret, depuis Noer au Nord jusqu'à la Peyrèra au Sud, entre les deux fleuves du Touch et de la Lèza. L'Infante de Foix eut donc,

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