‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 292 sur 506 · Dante : il profita Gioadiino · texte numérisé non relu

Dante : il profita Gioadiino

oii il est étranger, au lieu de venir dans l'Église orientale dont il est l'enfant. — Ce sont ses frères que nous avons en Provence, en Italie, en Sicile, que l'effroi retient dans l'Église de Rome, et que, malgré cette vaine prudence, Rome dévorera comme nous. Car elle est cruelle, Babylone, synagogue juive, reconstruite romaine et colossale, mélange monstrueux du sacerdoce de Saturne et de Jéhova. O Père, qui connais les secrets de la nature, les mystères des éléments, tu sais aussi les arcanes de Tavenir, quel sort nous est réservé? — Le sort du Christ. La délivrance... sur la terre... ou dans le ciel. Regardez l'Ers : il va de gouffre en gouffre; semblable à un serpent, il plonge et replonge sous terre, puis reparaît limpide et murmurant au soleil. Tel est, dans le passé, le fleuve cathare, et tel il sera dans l'avenir. L'éternel amour ne peut périr, mais préparons-nous à Yendure. Caïphe siège dans Rome, Hérodias règne en France. Us demandent la tête de Jean. Les loups de France et les chiens de Rome hurlent dans les vallons du Midi. Ils cherchent À dévorer la brebis mourante de Toulouse. Voyez ces vautours au bec retors, au crâne chauve, au ventre blanc et aux ailes noires, à la mine basse et féroce : ils décrivent des cercles sinistres sur Montségur; ils flairent des cadavres ; ils cherchent les sépulcres; ce sont les oiseaux de Dominique qui fondent sur la colombe plaintive du Thabor ^

i. Une exposition complète de la théologie albigeoise trouvera sa place dans mon histoire de la Réformation religieuse au moyen'dgey histoire dont mes Réformateurs de la France et de Vltalù au Xll^ siècle sont le prologue.

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