‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 320 sur 506 · M. Gros-Maire · texte numérisé non relu

M. Gros-Maire

h:\. Leduc.

lit LEi ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

■ giait k Vombre de la forteresse, et sous les balistes

du roi de France.

Le portail du palais de l'Inquisition existe encore, mais reconstruit au xvi* siècle. L'architecte a îqscrit, dans le triangle de son fronton lugubre, une idylle de pierre. Des lis vierges, des palmes glorieuses, un rameau d'olivier pacifique, au bec d'une colombe, symbole de l'Inquisition, oiseau du déluge calmaut de son aile sereine et de son amoureux soupir, les vagues décroissantes de la mer de sang. Parmi ces gracieux emblèmes, serpentaient ces deux mots latins : Domus iaquisitioms. Le temps, indigné sans doute de cette barbare ironie, a passé brutalement sa main sur ces sculptures bucoliques et revOtu cette façade sinistre d'un vague et sombre mystère plus conforme aux scènes d'effroi et aux drames d'horreur perdus dans l'ombre impénétrable de ses murs. On y voyait encore un Christ en croix ; à sa droite Dominique de Guzman, à sa gauche Pierre de Vérone, encadrés dans les guirlandes d'Éden. Derrière cet élégant portail, une espèce de porche d'étable, conduit à une églis'.' qui se dérobe comme une coupable dans le massif des constructions pour y glorifier furtivement, dans de fades tableaux, les tragique.? miracles de sou patriarche. On montre encore à droite, dans l'ignoble corridor la sombre cellule de Dominique. Mais ou ne trouve plus dans le jardin le figuier planté, dit-on, par le saintet réputé miraculeux parce qu'il renaissait toujours de son troue éternel. On ne dit pas si les fruits en étaient rouges comme le sang ou pâles comme les larmes, seule roséequien ait humecté les racines

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