‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 319 sur 506 · LIVRE SIXIËUB lt · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIËUB lt

de Foix. La France venait d'abattre le midi épuisé de sang ; elle l'avait enchaîné par le traité de Paris elle le livrait, ainsi garrotté, et comme un patient qui va être supplicié, aux tortures de la théocratie romaine.

Les dominicains étaient à leur poste : ils étaient revenus avec l'ost de France; ils étaient imposés parlaconqu^te; peut-être étaient-ils déjà rentrésà la sourdine par la tolérance du comte de Toulouse. C'est ainsi que privés de la maison Gellaai, ils se construisaient un magnifique cloître, dont Dominique avait lui-même tracé le plan, au cœur de la ville, dans la rue Saiut-Home.Destribunaui furent aoasitdt érigés dans les trois grands centres hérétiques, Albi, Carcassonne et Toulouse. A Carcassonne, l'inquisition s'établit entre l'évéché et le château, dans les tours qui dominent la porte Tolûsane, à l'occident ' . A Toulouse, les premiers inquisiteurs furent les frères Guilhem Arnaud et Pierre Oellani. Le père de Cellaui avait été l'hôte de Dominique. Sa maison fut le berceau de l'Inquisition. Depuis l'hégire l'ordre s'était transféré dans la rue Saint^Bome. Mais Pierre Gellani et l'Inquisition revendiquèrent sans doute leur commun berceau qui leur fut rendu et qui demeura le siège perpétuel du tribunal. Adossée au mur antique de la ville baigné par la Garonue, cette maison faisait face au château narbonnais, résidence héréditaire des comtes, alors occupée par un sénéchal capétien. L'Inquisition, odieuse à tous les citoyens, se réfu-

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