Compalra, armei dt Corda. Mérimée, voy-ige dont U Mùli
iiiuiaoïi de chasse de ElamoiiVII.
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nie. agricole en mùme temps qu'industrielle, cultivait les chanvres dans les plaines qu'arrose le Saret, les rouissait dans lea eaui de ce gare, et les filait et les tissait dans ses murs devenus une vaste manufacture de toiles. Le catharisme soumit cette population d'ouvriers à sa discipline ascétique et transforma cette immense tisseranderie en un séminaire immense de prédication et de propagande, dirigé par un tisseur suprême, le parfait Sicard Figueyras, parent d'un populaire et tragique troubadour de Toulouse. Les inquisiteurs d'Albi éventèrent, au parfum de son miel, cette ruche d'abeilles johannites. Ils se présentent aux portes de la cité; ils s'engagent dans le tortueux dédale de ses ruelles en cascades; ils menacent de brûler les vivants et d'exhumer les morts'. Ceaouvriers, furieux, naguère proscrits dans les bois, échappés aux incendies de leurs villages et aux destructions de la croisade, arrachent ces moines aux mains des soldats français et massacrent ces prédicateurs du grand massacre. U les jettent dans un puits, lambeaux sanglants, vivants cadavres. Le roi exigea sans doute du comte le châtiment des meurtriers. La maison d'Elva, séminaire de tisseurs, resta détruite. Les élèves se dispersèrent dans les forêts ; Sicard leur maître se retira probablement au camp d'Hautpoul, et l'un des chefs de l'émeute Imbert de Salas, gagna le refuge lointain de Montségur*; Beaucoup furent attachés aux gibets, et
l.l'ercin, monum. cont. Toi.
i. Doat. XXH. Imb. de Salas, gendre de Berenger de
Laveknet.
Itû LRS ALBiGEfJlS ET L'INQUISITION
c'est peut-être pour avoir filé le chanvre de son supplice, et tissé le linceul de son sépulcre, que. la jtiune cité martyre entendit la bouche railleuse des Français, ennemie de la pitié autant que de l'euphonie romane, mutiler jusqu'à son nom mélodieux de Cordua et lui infliger, comme un stigmate, le nom flétrissant de Cordes qu'elle porte aujourd'hui.
A Toulouse le tumulte fut presque une révolution'.On célébrait, dans l'église des Frères-Prêcheurs de la rue Saint-Rome, le premier anniversaire de la canonisation de Saint -Dominique, (Avril 1234). Ramon du Falgar officia pontifîcalement. Après la messe, il passa de la basilique dans le cloître : l'évêque devait dtner avec la communauté dominicaine. Ils allaient se mettre à table, quand le frère Pons de Saint-Gilles, prieur du monastère fut averti que des ministres hérétiques étaient attendus auprès d'uue vieille femme agonisante dans la rue Lameth. La moribonde était belle-mère d'un certain Peytavi, agent principal de l'église du Paraclet de Toulouse, et membre d'une famille qui avait produit plusieurs diacres albigeois. Trente ans auparavant, un autre Peytavi prêchait publiquement dans son logis de la rue de l'Orme-