Ibid
■ MartOm
.1,, p. 998., t. VI., p. 460.
iSe LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION
fortiâent dans leurs maisons flanquées de tours, d'autres enfin se réfugient sur les rochers de Montségur. Les capitouls, le viguier, prennent hautement la défense de leurs concitoyens : ils somment Amauld de discontinuer ses poursuites, et sur son refus hautain, l'expulsent de la cité. Les dominicains et les autres ordres monastiques accompagnent processlonnellement l'inquisiteur jusqu'à l'eitrémité du pont de la Daurade (dont on voit encore une pile informe en briques noircies par le temps, sur le grève de Saint-Cyprien). Les consuls l'attendent à la porte méridionale ; ils renouvellent leur sommation declémence et d'humanité. 'Arnauld reste inflexible, et une fois hors des murs de la cité, le moine implacable envoie à Mascaron, prévôt de la cathédrale, l'ordre de citer les citoyens inculpés et récalcitrants, et au prieur Pons de Saint-Gilles, celui de sommer les capitouls de comparaître à Carcassonue, où cet inquisiteur va relever son tribunal à l'ombre des épées du roi de France (5 nov.).
Les intrépides consuls mandent le prieur, le prévôt, les prêtres auCapitole; ils leur défendent d'obéir au frère Arnauld ; ils ordonnent aux citoyens de rompre avec l'évâque ; ils privent du feu et de l'eau les dominicains, et mettent aux portes de leur cloître les gardes consulaires. Alors la cloche du monastère fait entendre des sons lugubres. Elle convoque les religieux dans la salle du chapitre où les attend le prieur. Pons de Saint-Gilles, ne pouvant martyriser la cité, prend une attitude de martyr.
i. Pertiii, Mou. — Mart. Aveu.