G. de Puil. ch. 43. - Pen-in, Mo», p
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blemeiit sur ses bûchers, et torde i son front leurs flammes vengeresses en auréole- Devant toutes ces barbaries, Toulouse se soulève d'horreur. Ce n'est plus seulement l'indignation tumultueuse du peuple : c'est la révolte iotelligente et magnanime des citoyens, des chevaliers, des consuls, du comte. Raraon Vil, reconquis par le sentiment humain et le parti roman, destitue son viguier dominicain. Il le remplace par le noble Pierre de Toulouse, isso d'une race capitulaire, d'une branche de la dynastie comtale. Le prince supplie le légat de suspendre les inquisiteurs qui dévorent son peuple comme le pain'. Il n'obtient que le renvoi de Ccllani. llestvraiqueCellani était le plus acharné. 11 réalisait le proverbe de Salomon : Quand l'esclare e^t rot, la terre tretable. Cellani avait été le valet des comtes. Il portait dans son cœur la double violence de sa vindicative servilité et de son omnipotence théocratiqne. Cet ancien serf ne pouvait assouvir sa superbe de jeter l'effroi dans le palais oii il avait rampé et flatté parmi les chien.s du comte. Le li'gat se contenta d'envoyer Cellani désoler le Quercy. Son départ ne ralentit pas les emportements de son collègue Guilhem Arnauld. Cet inquisiteur cite à sa barre les nobles citoyens, les magnanimes barons qui s'opposaient à ses fureurs, les Roaix, lesMaurand,les Villeneuve, les Varagnes, hommes capitulaires, capitouls peutêtre. Ces chevaliers refusent de comparaître devant ce moine : les uns courent aux armes, d'autres se