‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 349 sur 506 · Do&t, XXII. Dép. des captifs de Uontségor · texte numérisé non relu

Do&t, XXII. Dép. des captifs de Uontségor

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clarmonde, la vieille mère de ces chevaliers, et le plus vaillant d'entre eux, Otbon, aeigneur de Laurac. Ils étaient ouvertement crayoKM; mais, comme qu'il s'y prit, il ne put les convaincre d'être parfaits, et dut les relâcher encore (1235). Mais deux ans après, rinciuisiteur les cita de nouveau : Guilhera d'Aniort seul osa venir devant le terrible tribunal. Il se troubla, et menacé de mort, il confessa son hérésie. Il fut condamné à une détention perpétuelle qu'il subit sans doute dans les tours de Carcassonne. Esclarraoude, sa mère, et ses quatre frères, Gérald, Othon, Bernard et Ramon, contumaces, fureut par la mî'me sentence dépouillés de leurs chàtellenies de Dorna, Rocan, Gastelport et d'Aniort , berceau de l'aalique maison d'impéria. Ce jugement fut rendu & Garcassonne, le lundi avant le jour îles cendres {février 1237), par l'inquisiteur Guilhem Arnauld, assisté de Guilhem, grand archidiacre de Saint-Nazaire.son acolyte, en présence de l'évi^que Claris, du sénéchal Jehan de Fécamps, de Gui II de Lévis, de Pierre de Voisins, et des fils des conquérants, témoins intéressés de l'anéantissement des grandes races méridionales '. Le sénéchal s'empara de leurs châteaux de Cerdagne, et des garnisons françaises s'établirent dans leurs tours pour la garde de la frontière espagnole. Le comte de Toulouse fut, sous peine d'excommunication, sommé de saisir Laiirac et les autres domaines des seigneurs d'Aniort dans le Lauragais. La vieille Esclarmonde, leur mère, ses fils, ses

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