Doat, XXtV, Inq. de Carcas, Maison d'Aniort
brus, leurs enfants, leurs serviteurs, dépouillés de tous leurs biens, ne purent que se retirer h Moatségur, dans le comté de Foix, refuge de tous les proscrits romans. C'est dans cette ruine de sa maison que Ramon d'Aniort épousa une sœur de Pierre-Roger de Miropois. Les fils de Bélissen recueillirent chevalerosqueuient l'iufortune des fils d'Impéria *. Ces fête.-i durent réunir k Montségur les Rabat, les Durfoit, les Durban, les Villemur, les Mauléon, les Gastelvordun, toutes les grandesraces ariégeoises. Le comte de Foix vint certainement préaider à ces joies domestiques du Ramon de Pérella, son sénéchal favori. Ces noces fureut, d'ailleurs, comme des alliances patriotiques et des conjurations nationales. Et Roger-Bernard se trouva, dans ces bois et sur ces rochers, entouré du camp des proscrits du Thabor, et salué comme le chef de l'indépendance pyrénéenne.
Ces fêtes d'eiilés furent tristes au milieu de ces proscriptions, et à l'aspect de ces bûchers qui brûlaient à l'horizon d'Albi, de Toulouse et de Garcassonne. Pour Ramon de Perella elles eurent encore une autre mélancolie. Le mariage des enfants correspondait presque toujours au divorce religieux des parents. Le mariage cathare fiuissait avec la nature : dès que les sens s'éteignaient, le lien conjugal se dénouait de lui-même, et l'amour se tournait vers Dieu. Le devoir de la génération accompli, l'époux et l'épouse se consacraient à la vie ascétique et ne songeaient plus qu'à leur salut. Frère