LIVRE SEPTIËUE
Htique destioé à rattacher cette famille puissante à la maison comtale qod moins qu'à l'Église da Paraclet, Le généreux prince, dont la sagesse égalait la justice, rendît à son beau-frère les terres de Gerdagne confisquées par le roi d'Aragon et données en Qef aux comtes de Foii. A ces magnifiques dons, il ajouta, comme dot particulière de l'infante, le château iudiWa des Salenques, et dix mille sols melgoriens; et en mémoire de cette alUance si glorieuse pour sa maison, Bernard de So écartèlera d'or à trois pals de gueules, qui est de Fois, et de gueules au lion d'argent, qui est d'Alioa '.
La vieille Esclarmondede Foix, alors octogénaire, yivait encore k Montségur. C'est évidemment sous les auspices de cette papesse du oatharisme pyrénéen que s'accomplit ce mariage politique et religieux. L'infante, élevée sur les genoux de cette marraine illustre, avait son ardente foi aussi bien que Bon nom sj'mbolique. iiernard d'Alion et son frère Amauld de So étaient les disciples deGuilhabert de Castres, les protecteurs des ministres albigeois, les pèlerins et les défenseurs de Montségur. Enfin, chose plus significative encore, leur contrat de mariage fut signé par six chefs de faidits : Pierre- Hoger de Mirepois, son cousin Isarn de Fanjaus, Bamon Sancbe de Rabat; leur parent, Pierre de MazeroUes, seigneur de Gajan laSelve, Pons de Villeneuve et Bertrand de Belpech. Bertrand était