‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 359 sur 506 · LIVRE SEPTIËUE »l · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIËUE »l

domaiues d'Alioa. Cette petite principauté pyrénéenne avait la forme d'une courge Yineuse, élargie à la base, rétrécie au milieu, renflée et allongée au sommet, comme cette amphore rustique du montagnard'. Sa base septentrionale, comprenait le pays de Sault, l'antique bocage ibère (Saltus) arraché par les Romains, plaine déboisée, convertie enpàturages et en cultures ; bosselée de monticules hérissés de châteaux, tels que Montalion siège de U vicomte, Castelport, Roquefeuil ; encadrée d'un cirque granitique dont le grand axe, triple du petit, mesure six lieues, de l'est à l'ouest; et arrosée ou plutôt déchirée par le Rebenti (le Rapide). Le centre embrasse, dans sa dépression un carré de trois lieues, le Donazan, dont la figure est parfaitement peinte dans son nom ibéro-celtique, le pay$ lUs rochers et des torrent»; et dans celui de son chef lieu moderne, Quérigut, la cime aiguë. Enfin, le Gapsir, ou léte de mmtagtu, dont le principal bourg est Puivalador (le monticule fortifié] , est une conque ovale de quatre lieues de forêts. L'Aude, qui descend des neiges du sud, en baigne torrentueusement le côté oriental. La suzeraineté de cette triple région était triple auasi. L'ouest du pays de Sault relevait de Foix, l'est mouvait de Garcassonne : Foix et Carcassonne disputaient le Donazan et le Capsir à l' Aragon. La domination directe était également multiple : le vicomte d'Alion la partageait avec les seigneurs d'Aniort, et tout porte à croire que la maison de So était une branche, au moins féminine, de la

Page 1