A Vinciire et Vincire, Ibid
2. M. J. Nap. Fervel. Comp. de la RévoL dans les Pyrén. Oridut.
LES ALBIGEOIS ET L'INQUlSITlOrt
L'Espagne, depuis l'irrupUon de la croisade, était le refuge des Méridionaux, accoutumés à reveoir constamment dans cet antique berceau de la race ibère. Après la bataille de Muret ott périt le roi d'Aragon, et où les comtes pyrénéens furent vaincus, les vallées sauvages de Pallars et d'Andorra recueillirent leurs débris sanglants et fugitifs. Un champ d'asile se forma sur le contrefort de Gastelbon dont l'an'te sépare au-dessus d'Urgel les cours de la Balira et de la Noguéra catalane. Enfin, après le traité de Paris qui confirmait la conquête, etscellaitirrévocablement la spoliation, les peuples expulsés sans retour de leurs cités et de leurs châteaux paternels recommencèrent leur émigration •vers la Catalogne ell'Aragoa. A leur ti?te était, nous l'avons vu, le jeune Roger, vicomte dépossédé de Carcassonne. Roger, cet héroïque orphelin, était par son indigne mère, Agnès ' de Montpellier, cousin germain de don Jaicmé, roi d'Aragon. Il conduisit sou armée de faidits au jeune monarque espagnol qui, par son éducation, sa naissance et sa
1. Agnès était fllle illégitime de Guilbem iX, comte de Montpellier.